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Le stress prénatal impacte le développement du futur bébé

Une étude menée par l’équipe d’Andreas Berghänel à l’Université du Nouveau-Mexique montre que le stress prénatal, suivant le moment de son apparition, va accélérer ou ralentir le développement de l’enfant.

Les conséquences du stress prénatal

En effet, ils ont constaté qu’un stress survenu en début de grossesse n’avait pas le même impact qu’un stress survenu en fin de grossesse.

Par exemple, d’après ces chercheurs, le stress prénatal tardif va entraîner une baisse de l’investissement de la mère envers son enfant, et ainsi ralentir son développement.

À l’inverse, les auteurs ont remarqué une accélération du développement du foetus lors de la survenue d’un stress tôt dans la grossesse. Ils commentent ces résultats en supposant que le foetus va être « entièrement reprogrammé pour faire face à cette réduction d’espérance de vie ». Selon eux, pour optimiser ses chances de survie et de reproduction ensuite, le développement est accéléré.

Des découvertes confirmant d’autres recherches

D’autres études avait déjà mis en évidence le rôle du stress maternel sur l’évolution de l’enfant. En 2013 nous vous faisions part d’une recherche ayant permis d’établir une corrélation entre le stress vécu par la maman durant la grossesse, et les risques d’asthme chez l’enfant.

Aussi, en juin 2016 une étude a montré qu’un haut niveau de stress chez la maman générait un risque accru de 72% de développer des symptômes de dépression chronique au cours de l’adolescence, et ce, quelque soit la santé mentale de la mère, ou encore son niveau économique.

L’intensité du stress au coeur des troubles du développement

Selon l’équipe d’Andreas Berghänel, ni la nature, ni la source du stress prénatal n’ont d’incidence sur la réaction du foetus. Qu’elles soient financières, liées à des disputes au sein du couple ou encore consécutives au décès d’un proche, les conséquences sur l’enfant sont les mêmes.

Cette analyse vient contredire les résultats d’une recherche menée au Canada en 2009 qui abordait les conséquences psychiques chez l’enfant d’un stress important, imprévisible, survenu lors de la grossesse de la mère. Les chercheurs avaient constaté qu’un stress en rapport avec une catastrophe naturelle, forcément imprévisible, a des répercussions néfastes chez l’enfant.

Enfin, les auteurs font un parallèle entre leurs découvertes et l’arrivée de plus en plus précoce des menstruations chez les adolescentes des quartiers les plus pauvres. Effectivement, ce constat vient confirmer leur analyse.

En conclusion, le stress maternel en cours de grossesse a de nombreux effets sur le développement de son enfant. En tant que conjoint ou proche d’une future maman, cette étude montre l’importance de la soutenir, de prendre soin d’elle et de se rendre disponible en cas de difficulté, pour lui permettre de mettre au monde un enfant dans les meilleures conditions !

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