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Le stress : du stimulus à l’interprétation

À l’origine de tout stress, il y a un stimulus : injonction de son supérieur, remarque indésirable, procédure trop rigide, bruit, vitesse…

Dès que ce stimulus est perçu, il est interprété par notre cerveau en fonction de nos prédispositions personnelles, de notre profil de personnalité, de notre expérience et de nos ressources disponibles à cet instant.
Cette étape d’analyse était déjà pressentie par le philosophe Épictète qui écrivait il y a 2 000 ans : « Ce qui trouble les hommes, ce ne sont pas les choses, mais les jugements relatifs aux choses ».

Hans Selye, le chercheur qui mis en évidence le stress en 1936, résume pour sa part ses 50 années de recherche par cette conclusion : « Ce qui est important, ce n’est pas ce qui nous arrive, mais la manière dont on le vit ».

Ces interprétations, aujourd’hui largement validées par la recherche, nous montrent à quel point le jugement personnel est central dans la réponse apportée par notre organisme.

Une fois ce stimulus interprété, si la personne ne se sent pas capable de faire face à la situation, la réaction de stress va intervenir. Le système sympathique va s’activer, nous permettant de nous préparer à agir, et le système parasympathique, responsable des activités involontaires des organes, glandes et vaisseaux sanguins va se mettre au second plan afin de diffuser toute l’énergie aux fonctions vitales : cerveau, cœur, reins, etc.

Une fois notre corps en alerte, nous aurons plus de ressources pour faire face à cette situation de stress. Dans les situations de stress professionnel, l’organisme répond parfois de façon inadaptée car il réagit de façon similaire que nous soyons au travail, assis derrière un bureau, ou face à un animal sauvage prêt à nous bondir dessus.

La réponse au stress apportée par notre organisme peut donc être inadaptée.
Or, la source de cet enchaînement de réactions est notre interprétation de la situation. Dans une situation que l’on a du mal à gérer soi-même, on voit ici toute la dimension que prennent les collègues, le supérieur hiérarchique et l’entourage pour nous soutenir, nous encourager, et nous aider à interpréter au plus juste les différentes situations du quotidien.

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