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Le stress serait un facteur favorisant de la maladie Alzheimer

La maladie d’Alzheimer est une pathologie neurodégénérative. Elle touche aujourd’hui 900 000 personnes en France et est caractérisée par différents symptômes : une perte partielle de la mémoire, des troubles du langage, des difficultés à reconnaître ses proches, etc. C’est une démence dont la prévalence augmente avec l’âge. Ainsi, à 60 ans seuls 1% des individus en sont victimes, tandis que 20% des personnes de plus de 85 ans sont touchées. En revanche, nous savons aujourd’hui qu’elle ne caractérise pas un vieillissement normal, il semblerait donc qu’il soit tout à fait possible de vivre bien plus longtemps sans être affecté par cette pathologie. 

Des chercheurs Danois viennent de découvrir que le stress serait un facteur favorisant la survenue de cette maladie. Ils ont publié leur étude en ce début d’année dans la revue Le Journal de la Maladie d’Alzheimer. Comment les chercheurs en sont arrivés à cette conclusion ? Et surtout, comment réduire nos risques de développer cette maladie si courante ? C’est ce que nous allons voir.

Comment s’est déroulée cette étude ?

L’équipe de recherche de Sabrina Islamoska s’est appuyée sur les données de 6 807 participants ayant pris part entre 1991 et 1994 à une étude de santé publique menée auprès d’une partie des habitants de Copenhague. Dans cette première étude, un questionnaire comprenant 17 questions en lien avec leur forme quotidienne a été soumis aux participants.

En quoi consistait ce questionnaire ?

Les participants devaient répondre à 17 questions par oui ou par non. Parmi ces questions, on retrouvait : « Vous arrive-t-il le matin de vous lever tout en vous trouvant très fatigué ? », « Vous trouvez-vous globalement faible ? »,  « Avez-vous ressenti récemment un sentiment d’absence d’espoir ? », etc. Ainsi, chaque participant obtenait un score allant de 0 à 17, nommé dans l’étude « score d’épuisement vital ». L’épuisement vital étant défini par les auteurs de l’étude comme « un état mental de détresse psychologique ». Les auteurs précisent que l’épuisement vital est la réponse potentielle qu’un individu peut fournir lorsqu’il est incapable de s’adapter à une exposition prolongée à des sources de stress.

Dans cette étude longitudinale, 872 participants furent par la suite victimes de démence d’après les registres nationaux. Pour être sûrs que ce ne soit pas la démence qui ait généré ce haut score au questionnaire, les chercheurs ont écarté de l’étude toutes les personnes ayant été déclarées victimes de démences moins de 5 ans après avoir répondu au questionnaire.

Quels résultats ont-ils observé ?

Les chercheurs ont alors constaté une relation très nette entre un score élevé à ce questionnaire, et les risques de développer une démence. Les participants ayant répondu entre 5 et 9 fois « oui » aux questions présentaient une élévation de 25% du risque de développer une démence par rapport à ceux qui n’en présentaient aucun. Pour ceux déclarant plus de 10 « oui », le risque était alors 40% plus élevé que ceux ayant obtenu le score de 0.

Par ailleurs, selon ces chercheurs, cette corrélation est certainement minorée par le fait que les participants présentant déjà des signes de démences avant de répondre au questionnaire ont été écartés de l’étude. Les participants de l’étude sont donc logiquement en meilleure santé que les non-participants.

Quels sont les autres causes de la maladie d’Alzheimer mises en évidence par cette étude ?

Les participants avec les scores d’épuisement vital les plus élevés étaient davantage : des femmes, des célibataires, des fumeurs, des personnes aimant les loisirs sédentaires, des utilisateurs quotidiens de somnifères, les personnes ayant un faible niveau éducationnel, ou encore les individus ayant déjà présenté des troubles mentaux.

Ces analyses sont confirmées par d’autres études. Les femmes sont effectivement davantage touchées que les hommes par la maladie d’Alzheimer. Le tabagisme, la consommation d’alcool, certains médicaments ou encore le faible niveau d’instruction sont des facteurs de risque aujourd’hui bien établis.

Comment réduire nos risques de développer la maladie d’Alzheimer ?

Cette étude nous apporte un nouvel éclairage pour prévenir cette pathologie neurodégénérative. On voit que notre hygiène de vie joue un rôle central pour se protéger de cette maladie chronique. Dormir suffisamment, ne pas fumer, limiter sa consommation d’alcool, éviter le surpoids, contrôler l’hypertension artérielle sont différents facteurs de protection. Cette étude danoise nous montre que le stress chronique peut aussi favoriser son apparition. Faire la part des choses, augmenter notre sentiment d’efficacité personnelle, avoir une activité physique régulière et modérée, s’entourer de personnes qui nous soutiennent, nous accompagnent et nous encouragent dans notre quotidien est essentiel pour limiter notre stress quotidien et ainsi nous aider à cultiver notre santé tant sur le court que le long terme. C’est justement le but du management bienveillant. Prenez soin de vos proches, de vos amis et de vos collaborateurs, vous leur ferez plaisir, et vous cultiverez leur santé !

Retrouvez l’étude originale publiée dans Le Journal de la Maladie d’Alzheimer (en anglais).

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