Retour Publications

Hostilité, stress aigu et activité inflammatoire

Une équipe de chercheurs de l’Institut de Cardiologie de Montréal (ICM), dirigée par le Dr Bianca D’Antono, également professeur au département de Psychologie de l’Université de Montréal, a mené une étude évaluant la relation entre l’hostilité et les changements inflammatoires dans le corps lors d’une exposition à un stress aigu.

Les résultats de l’étude, communiqués par le site de l’Université canadienne, et publiés dans la revue scientifique PLOS ONE le 22 juin 2016, démontrent que « l’hostilité est associée à une augmentation de l’activité inflammatoire, et ce, particulièrement chez la femme. Ces différences sont d’autant plus notables lorsque les sujets sont exposés à des situations interpersonnelles stressantes ».

Les scientifiques expliquent que l’hostilité, cette tendance à être agressif ou en colère, notamment chez les femmes, engendre une diminution considérable de la capacité du corps à se protéger contre l’inflammation, parallèlement à un affaiblissement de l’activité anti-inflammatoire, augmentant ainsi le risque de développer une maladie cardiaque.

Le Dr Jean-Claude Tardif, directeur du Centre de Recherches Famille Desmarais de l’ICM ajoute que « ces résultats démontrent l’impact des facteurs psychologiques sur la santé et les effets cardiovasculaires du stress ».

En outre, les conclusions de l’étude ouvrent de nouvelles pistes de prise en charge des maladies coronariennes. La définition de l’hostilité comme un facteur de risque viendrait alors s’ajouter à des composantes psychologiques telles que la dépression ou l’anxiété.

Nous évoquions les résultats d’une récente étude confirmant le lien entre stress et risques cardiovasculaires , et abordions les conséquences de la colère sur ces mêmes risques.

Nous publiions également plusieurs articles sur le sujet : « Le stress au travail augmenterait le risque de faire un infarctus de 23% » ;
« Le stress abime les coronaires chez 19% des sujets sains » ; « Tensions familiales, stress et AVC » ; « Des bactéries expliqueraient le lien entre stress et infarctus ».

Réagir

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.