Le goût de l’effort, quelles sont les clés pour l’augmenter ? Tel est le sujet de la tribune publiée sur le site de Ressources Humaines, Focus RH, par Michel Moreau, chef de projet transformation managériale, et Philippe Rodet en ce mois de janvier 2020.

Ils commencent par définir l’effort…

Le Petit Larousse définit l’effort comme « la mobilisation volontaire de forces physiques, intellectuelles, morales en vue de résister ou pour vaincre une résistance ». Il s’agit bien d’un acte volontaire permettant de tendre vers un résultat.

Effort à court terme et à long terme…

Sans surprise, ils préfèrent s’intéresser à l’effort à long terme plutôt qu’à celui à court terme, effort provoqué par la perception d’un danger imminent.

Quelles sont les clés du goût de l’effort à long terme ?

Ils parlent de l’importance de la richesse en sens du but que l’on se fixe, de la nécessité d’objectifs intermédiaires qui soient des « défis possibles », mais aussi de l’intérêt personnel inhérente à la réalisation du but. Les deux auteurs s’appuient sur une citation de Henri Bergson pour montrer l’impact de l’intérêt personnel dans l’intérêt général : « Le pur intérêt personnel est devenu à peu près indéfinissable tant il y entre d’intérêt général, tant il est difficile de les isoler l’un de l’autre. »

Michel Moreau et Philippe Rodet parlent ensuite de la nécessité d’un certain niveau d’optimisme, ce qui semble assez logique. Pourquoi faire des efforts si demain, on ne vivra pas mieux ?

Enfin, ils touchent du doigt la peur des inconvénients liés à l’échec, indispensable au succès à condition qu’elle soit inférieure à l’envie de réussir.

Effort et émotions…

Là encore, il apparait clairement que le rapport émotions positives sur émotions négatives doit être largement en faveur des émotions positives. De ce fait tous les vecteurs d’émotions positives vont s’avérer importants.

Ils concluent sur l’intérêt de l’optimisme dans la réussite…

« On mesure bien, à travers ces quelques exemples, quel est le poids de l’optimisme dans la capacité à produire des efforts de manière durable. Imaginons l’atout d’un pays où l’optimisme est important et où l’intérêt personnel lié à la réussite est accepté, voire… bien perçu ! »

 

Michel Moreau est diplômé du master Grandes Ecoles à Néoma Business School. Il occupe aujourd’hui la fonction de chef de projet transformation managériale après sept ans de management opérationnel en tant que directeur d’agences bancaires. Ces diverses expériences lui ont confirmé qu’un management bienveillant était un sérieux atout pour l’atteinte de performances collectives ambitieuses.