France Telecom, BNP Paribas… les gens vont mal !
17 avril 2010

Depuis plusieurs semaines, nous n’avions pas relayé les suicides qui survenaient chez France Telecom. Espérant que les actions entreprises finiraient par porter leurs fruits.
Aujourd’hui, les récents chiffres avancés notamment par « France Soir » prouvent la difficulté d’agir une fois la spirale des drames amorcée. En effet, depuis le début de l’année 2010, dans cette entreprise, il y aurait en moyenne un suicide tous les neufs jours.
Une fois de plus, cela vient montrer l’intérêt de ne pas se retrouver dans une telle impasse en agissant de manière préventive tant au niveau du management que de l’organisation du travail.
Face à cette situation, on ne peut pas dire que rien n’a été fait :
- Les causes du mal-être ont été analysées grâce à un questionnaire.
- Les mobilités forcées, condamnées, ont été abolies.
- La sanction est tombée au plus haut niveau de l’entreprise…
Et malgré cela, les drames humains continuent… un peu comme si le retrait de certaines des causes ne suffisait plus. Alors, que pourrions-nous imaginer pour tenter d’enrayer une telle spirale infernale ? Voilà bien la principale question qui… obsède !
Il convient à ce stade de faire une remarque. Même si France Telecom traverse une période dramatique que personne ne songe à nier, elle n’est pas la seule structure concernée. Les récents suicides survenus notamment chez BNP Paribas sont là pour en attester.
L’état moral de nos concitoyens est catastrophique. Récemment, une femme, salariée d’une entreprise prospère m’expliquait qu’elle n’avait pas peur de l’avenir car si celui-ci devenait trop sombre, elle mettrait fin à ses jours. Le suicide serait-il en passe de devenir une source d’espoir ? Margaret Chan, la directrice générale de l’OMS, avait dès octobre 2008 alerté « Nous ne devrions pas sous-estimer les turbulences et les conséquences probables de la crise financière. Il ne faudra pas être surpris de voir plus de personnes stressées, plus de suicides et plus de désordres mentaux ». Les turbulences sont bien là !
Face à une telle situation, une réflexion devrait être menée au plus haut niveau de l’Etat afin de voir quelles stratégies sont envisageables pour aider nos concitoyens à retrouver… l’espoir !
Au niveau du Groupe France Telecom, je serais tenté de proposer quatre pistes :
- Tout d’abord, en termes de méthode, élaborer des propositions au sujet du management et de l’organisation du travail, en s’appuyant sur des salariés volontaires, issus des différents niveaux hiérarchiques, des salariés qui ont connu par le passé la fierté d’appartenir à leur groupe et qui connaissent les clés nécessaires à cet état de fait. Nombre de ces salariés sont mus par un solide réflexe d’intérêt général. Osons le provoquer.
- Ensuite, inciter les salariés qui l’acceptent à la vigilance de leurs collègues, un peu comme ce qui se fait au Canada sous le nom de salariés « sentinelles ». Il s’agirait là de stimuler un autre réflexe, de solidarité instinctive cette fois.
- Bâtir une vision ambitieuse et la faire partager.
- Encourager l’engagement des salariés par le biais de la Fondation d’entreprise. Il n’y a rien de plus fort que l’Humain en cas de crises morales.
Une action politique forte et de l’audace au niveau du groupe nous permettraient peut être de recréer un véritable espoir, un espoir de… Vie !












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