Management, motivation et… santé!

19 avril 2009

L’influence de la part de l’Homme dans la réussite des projets est admise depuis longtemps. On a considéré le management comme une source de performance importante et nombre d’acteurs ont cherché à comprendre et à utiliser les leviers de la mobilisation des êtres humains pour trouver l’ardeur qui en découle.

Dans le monde de l’entreprise, on pense facilement à Henry Ford, qui déclarait « Les deux choses les plus importantes n’apparaissent pas au bilan de l’entreprise : sa réputation et ses hommes ».

A l’échelle de la société, la célèbre phrase de John Fitzgerald Kennedy dans son discours d’investiture du 20 janvier 1961 est, elle aussi, très évocatrice : « Ne demande pas ce que ton pays peut faire pour toi, demande ce que tu peux faire pour ton pays ».

S’il est admis que la motivation, voire l’engagement qui en découle, sont sources de performance, on imagine généralement que cela est lié à un état d’esprit des personnes favorable à la culture de l’excellence. C’est juste mais le management présente également, grâce à la motivation qu’il induit, d’autres avantages notamment en termes de santé.

La motivation débouche sur une sensation de plaisir, le plaisir que l’on éprouve quand on prend conscience que l’on est un des acteurs d’une réussite collective qui nous dépasse. L’un des neuromédiateurs impliqués dans la motivation est la dopamine, l’hormone du plaisir. Si, chez un animal, on bloque les récepteurs à dopamine par des médicaments, l’animal se laisse mourir car il n’a même plus la motivation nécessaire pour se nourrir. La dopamine est donc bien en cause. A l’inverse, si, chez l’Homme, on stimule la libération de dopamine grâce à la motivation, on associe ainsi la notion de plaisir à la source de la motivation.

Or, le plaisir, nous protège notamment des effets toxiques du stress ; une récente étude vient de montrer que le plaisir diminue la sécrétion de cortisol et d’adrénaline, deux des hormones du stress, et augmente la libération d’hormones de croissance, protectrices de l’immunité, et d’endorphines, sources de bien-être. (1)

Concrètement, la motivation provoque du plaisir et le plaisir nous protège !

C’est parce que le plaisir protège que l’Université de Liège en Belgique, conseille à ses étudiants de recourir à des petits plaisirs pour mieux résister au stress. « Ces menus plaisirs sont à déguster sans modération ; ils stimulent notre production d’endorphines et contribuent à nous assurer un bien-être indispensable ».

C’est le même principe qui fait dire à Ethel Roskies, docteur en psychologie à l’Université de Montréal : « Un plaisir par jour chasse le stress » !

On a parfois des difficultés à voir comment motiver des salariés qui exercent des fonctions peu valorisantes. L’approche des Canadiens sur ce point est intéressante car elle offre une alternative en cas de difficultés managériales. Ils considèrent que la motivation peut venir d’un investissement dans une cause d’intérêt général et encouragent ce type d’engagements à travers les fondations de leurs grandes entreprises. Ils ont le mérite d’être en harmonie avec la pensée de Hans Selye, le premier chercheur à décrire le phénomène de stress chez l’Homme. Hans Selye proposait en effet, pour diminuer la toxicité du stress, « l’altruisme égoïste ».

Cette même approche permet de bien comprendre le rôle d’une action de santé publique menée au Canada intitulée « La valise du bonheur ». L’un des outils de cette valise est de : « s’engager dans une cause d’intérêt général ».

On constate donc que le management, par la motivation qu’il génère, accroit le zèle et donc la performance. Et cette performance directe est encore amplifiée de manière indirecte par l’amélioration de l’état de santé.

1 : Lee S, Berk LS, et al. Cortisol and Catecholamine stress hormone decrease is associated with the behavior of perceptual anticipation of mirthful laughter. Résultats présentés lors du 121st Annual Meeting of the American Physiological Society (APS).

De la cohésion sociétale à la cohésion en entreprise

14 décembre 2008

A l’échelle de la société, la cohésion est le fruit de la volonté des citoyens de vivre ensemble. Elle fait appel à des valeurs telles que la responsabilité, la solidarité, la fraternité.

Cette cohésion, à l’échelle de la société, peut être cultivée notamment par des actions simples à l’image de ce que fait « Fraternité, j’écris ton nom… » : une association qui encourage la correspondance entre des jeunes en difficulté et des adultes bien insérés dans la société.

On constate que, grâce à ces échanges, on retisse des liens, le jeune se sent écouté, respecté, considéré, l’adulte est heureux d’être utile à autrui. Ainsi, l’individualisme laisse la place à un sentiment d’appartenance à un même groupe.

Cette cohésion est aussi importante à l’échelle de l’entreprise, elle est le ciment indispensable à l’émergence de « l’envie de poursuivre ensemble une œuvre commune » pour reprendre la définition de l’affectio societatis.

En optimisant les échanges entre les dirigeants et les salariés, par une meilleure communication interne, les salariés se sentent d’avantage considérés, impliqués, ils appartiennent à un même groupe en route vers un objectif commun, en une phrase, ils ont de l’affection pour leur entreprise.

Ce sentiment peut être renforcé par un projet, en dehors du cadre professionnel, dans lequel les salariés s’engagent.

Ce projet peut être social, humanitaire, sportif, le but étant de cultiver le plaisir lié à l’envie de réussir ensemble une grande cause en faveur du bien commun.

On voit bien à travers l’exemple précédent que de renforcer la cohésion de la société peut être simple, source de performance et de bien-être pour les différents acteurs.

A l’échelle de l’entreprise, la culture de la cohésion repose, là encore, plus sur l’imagination et la volonté que sur des investissements lourds.

Dans un cas comme dans l’autre, il est clair que de tous petits investissements peuvent avoir de grands effets. Mais, me direz-vous, n’est-ce pas le cas de toutes les initiatives mobilisant l’intelligence de l’Homme ?

Alors, osons passer de l’expression de l’intelligence individuelle au développement de l’intelligence collective !

L’activité physique modérée est bonne pour le stress

9 décembre 2008

Un article paru sur le site Internet « e-sante » aborde une étude réalisée par des chercheurs anglais de « University College London » qui montrerait l’effet positif du ménage sur le stress.

« Réalisée sur 20 000 personnes dont 3 200 présentaient des signes de stress et d’anxiété, l’expérience montre que faire 20 minutes de ménage par semaine, réduirait le stress et les risques de dépression ».

Lorsque l’on dit que l’activité physique modérée est bonne pour la santé, on en a ici une preuve supplémentaire.

Si l’on s’engage, on vit plus vieux…

25 octobre 2008

Si l’on en croît le mensuel « Men’s Health », le fait de s’angoisser raccourcirait la vie. En effet, selon « une étude américaine conduite sur plus de 30 ans » … « les sujets inquiets vivent 16 ans de moins que les autres ». Cela serait lié à l’augmentation continue d’une hormone du stress, le cortisol.

Autre élément intéressant de cet article, les personnes de nature inquiète qui réussissent à gérer leur stress vivent plus longtemps. Et pour ce faire, l’article suggère le volontariat. « Il a été prouvé que les actions altruistes ont un effet bénéfique sur le stress ». Nous ne sommes en effet pas loin de « l’altruisme égoïste » cher à Hans Selye.

La musique douce diminue le stress des femmes enceintes

17 octobre 2008

Un article en date du 16 octobre 2008, paru sur le site « Chine Informations », aborde l’influence positive de la musique douce chez les femmes enceintes.

D’après des chercheurs de la faculté de médecine de Kaohsiung à Taiwan, la musique douce réduirait le niveau de stress des femmes enceintes.

L’étude a porté sur 250 femmes d’une trentaine d’années entre la 18ème et 34ème semaines de grossesse.

« Les résultats montrent que sur les trois échelles mesurées, les résultats du groupe témoin ne changent quasiment pas, mais sont significativement réduits concernant ceux du groupe ayant écouté de la musique ».

Le bonheur est un puissant facteur de santé !

16 septembre 2008

Un article paru le 28 août 2008, sur le site Internet du « Center for the advancement of health » aborde une étude du Professeur Siahpush , professeur de promotion de la santé à l’Université de Nebraska (U.S.A.).

Cette étude, parue dans la revue de Septembre – Octobre de l’American Journal of Health Promotion, montre l’influence indiscutable du bonheur et de la satisfaction de la vie sur la santé !

Cette étude a été réalisée auprès de 10000 australiens et l’on s’est aperçu que les personnes qui se déclaraient très heureuses et globalement satisfaites de leur vie en 2001 étaient celles qui étaient en meilleure santé en 2004.

Les gens satisfaits de leur vie en 2001 étaient 1,6 fois plus nombreux à être en excellente, très bonne ou bonne santé en 2004.

Ces résultats sont d’autant plus intéressants qu’ils sont indépendants d’autres facteurs pouvant influer sur la santé : l’âge, le tabagisme, la pratique du sport ou la consommation d’alcool.

« Nous avons trouvé des preuves solides que le bonheur et la satisfaction de la vie ont un effet sur nos indicateurs de la santé » a déclaré le Professeur Siahpush.

 « Il y a des indications qui montrent que si vous devenez plus heureux et satisfait de votre vie, vous avez tendance à devenir plus sain ainsi» affirme le Professeur Siahpush.

Voilà une nouvelle preuve de la nécessité de cultiver le plaisir à tout niveau, y compris professionnel. On la souvent justifié comme moyen d’annihiler les effets toxiques du stress.

Comment gérer le stress des étudiants ?

2 septembre 2008

Sur le site de l’Université de Liège (Belgique), un article donne plusieurs conseils aux étudiants pour diminuer leur stress durant l’année et augmenter ainsi leurs chances de réussite.

Parmi les pistes avancées :

-          Se préparer suffisamment

-          Planifier son travail

-          S’accorder des temps de repos, de vraies pauses

-          Bien s’alimenter

-          Laisser la place à ses émotions

-          Conserver une activité physique

-          Multiplier les menus plaisirs

L’approche avancée sur le plan du plaisir est intéressante car elle a été depuis recoupée par une étude américaine. Voilà ce qui est écrit « Ces menus plaisirs sont à déguster sans modération ; ils stimulent notre production d’endorphines et contribuent à nous assurer un bien-être indispensable ».

« Renault Trucks » veut améliorer le bien-être au travail

6 août 2008

Sur le site « Lyon-Economie », un article aborde les efforts réalisés par « Renault Trucks », dans la banlieue Est de Lyon, pour améliorer le bien-être dans l’entreprise.

« Renault Trucks » va proposer à ses salariés une crèche, une salle de sport ou encore une conciergerie, avec des horaires adaptés aux horaires de travail des salariés. Le restaurant d’entreprise verra lui aussi ses horaires aménagés et ses menus y seront plus équilibrés.


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Diminuer le stress peut aider à traiter le SIDA…

28 juillet 2008

Une étude menée par l’équipe du docteur David Creswell, du Centre de Psychoneuroimmunologie de l’Université de Californie à Los Angeles, parue dans le journal « Brain, Behavior, and Immunity », montrerait un aspect bénéfique de la méditation sur le taux de progression du virus du SIDA.

Il semblerait que l’effet de la méditation provienne de la diminution du niveau de stress, ce qui reviendrait à dire que la diminution du niveau de stress a un effet bénéfique sur notre immunité.

Sida

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Le plaisir pour lutter contre les effets toxiques du stress !

18 juillet 2008

Un article paru le 17 juillet 2008 sur le site de RMC, signé Corinne Guillaumin, aborde l’influence néfaste du stress sur la sexualité et l’influence bénéfique de la sexualité sur le stress. Parmi les substances qui nous protègent des effets toxiques du stress lors de l’étreinte, la dopamine, l’hormone dont on a souvent parlé… « l’hormone du plaisir par excellence » dit avec raison l’auteur.

Rose

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