Prévenir le stress à l’Education nationale : Compétence Non Acquise !
15 mai 2010

39 cas de suicides par an pour 100 000 enseignants (contre 17,1 en moyenne en France pour 100 000 habitants). La profession la plus touchée par ce phénomène… (Source : article du SNUipp 70, Haute-Saône, du 16 octobre 2009).
En 2005, la MGEN avait pourtant soutenu une étude, conduite par un psychiatre, sur les risques psychosociaux au travail des personnels enseignants. Le rapport avait souligné les besoins urgents d’une réelle politique de prévention.
Un Accord pour la Fonction publique du 26/07/1994 prévoit une visite médicale pour chaque enseignant tous les 5 ans… Dans les faits, nous ne voyons le médecin du travail qu’une seule fois dans notre carrière : au moment de la titularisation.
Dans le JO Sénat du 02/07/2009, le Ministère répondait : « La surveillance médicale est exercée, en principe, par les médecins de prévention en fonction dans les académies. » Cette réponse expliquait ensuite que la direction générale des ressources humaines « incitait » les recteurs d’académie à prendre les mesures nécessaires au recrutement de médecins de prévention.
Page Facebook en lien : « Pour une médecine du travail à l’Education nationale ».
Article de Sylvie Aupetit, auteur de « Mieux vivre avec sa classe », Editions de la Hutte.
Le rapport « Bien-être et efficacité au travail »
18 février 2010

En novembre 2009, suite à la série de suicides de salariés, François Fillon avait demandé des solutions à trois « experts » : Christian Larose, CGT, président de la Section du Travail du Conseil économique, social et environnemental, Henri Lachmann, président du conseil de surveillance de Schneider Electric, et Muriel Pénicaud, directrice générale des ressources humaines de Danone.
Un rapport sur le « bien-être et l’efficacité au travail » a donc été remis mercredi 17 février au Premier ministre, il servira notamment à la préparation du deuxième plan « Santé au travail ».
Les dix propositions du rapport :
1. L’implication de la direction générale et du conseil d’administration est indispensable.
2. La santé des salariés est d’abord l’affaire des managers, elle ne s’externalise pas.
3. Il faut donner aux salariés les moyens de se réaliser dans leur travail.
4. Il faut impliquer les partenaires sociaux dans la construction des conditions de santé.
5. La mesure de la santé psychologique des salariés est une condition de son amélioration.
6. Préparer et former les managers au rôle de manager doit faire partie intégrante de leur formation initiale.
7. Il ne faut pas réduire le collectif de travail à une addition d’individus.
8. Tout projet de réorganisation ou de restructuration doit mesurer l’impact et la faisabilité humaine du changement.
9. La santé au travail ne se limite pas aux frontières de l’entreprise, qui a un impact en particulier sur ses fournisseurs.
10. La détection et l’accompagnement des situations de stress sont une nécessité.
Télécharger le rapport complet >>
107 questions pour le Pôle Emploi
7 novembre 2009
Alors que les media annoncent une hausse importante des chiffres du chômage, que le Gouvernement peine à maîtriser la situation, que les demandeurs d’emploi se désespèrent de pouvoir contacter les services enregistrant leurs dossiers, on en avait presque oublié… les salariés du Pôle Emploi.
En effet, voilà un an déjà que ceux-ci ont fait l’objet d’une vaste restructuration lorsque Pôle Emploi est né de la fusion entre l’Unedic – les Assedic – et de l’Anpe.
Depuis, beaucoup d’entre nous s’étaient limités à considérer « Pôle Emploi » comme un outil au service des demandeurs d’emploi, omettant que derrière la grande machine administrative, il y avait des humains, beaucoup d’humains.
Depuis hier, 5 novembre, et jusqu’au 20 novembre, les 46 000 salariés de Pôle emploi sont invités à répondre à un questionnaire en ligne visant à réaliser une « photographie » de leur ressenti par rapport à leur situation professionnelle actuelle. Les 107 questions proposées balaient aussi bien la charge de travail, que l’autonomie, la reconnaissance, le temps de travail, les difficultés relationnelles, leur sentiment face à la fusion, leur santé, les agressions éventuelles…
A l’issue de cette vaste enquête, nous en saurons peut-être davantage au sujet de cet Humain qui répond quotidiennement sur les plates-formes téléphoniques, ou qui contrôle les dossiers des demandeurs d’emploi.
Stress : un message politique fort, du plus haut niveau de l’Etat, est indispensable !
12 septembre 2009
Le niveau de stress, dans de nombreux Etats modernes, a augmenté notamment suite à la survenue de la crise financière puis économique et sociale. Il y a presque un an, alors que cette crise commençait à faire très mal, Margaret Chan, la Directrice Générale de l’Organisation Mondiale de la Santé, alertait : « Nous ne devrions pas sous-estimer les turbulences et les conséquences probables de la crise financière. Il ne faudra pas être surpris de voir plus de personnes stressées, plus de suicides et plus de désordres mentaux ». Depuis, de nombreux enquêtes sont venus prouver que Madame Chan ne s’était pas alarmée à tord mais avait alerté à temps.
Actuellement, un autre phénomène va venir aggraver encore la situation, c’est la grippe H1N1. Cette aggravation résultera de la crainte de la maladie, des difficultés générées par sa gestion lorsqu‘un membre d’une famille, un collégien ou un salarié va être atteint et aussi par l’altération de la convivialité suite aux mesures destinées à enrayer la propagation de l’épidémie : ne pas se serrer la main, ne pas s’embrasser…
Ces phénomènes exogènes ne suffisent pas à conduire à des situations dramatiques si le niveau moyen de stress est acceptable. En revanche, lorsque ce n’est pas le cas, lorsque les salariés ont déjà un niveau de souffrance important, il est urgent d’agir. Les récents drames survenus à « France Telecom » sont là pour le prouver.
L’action passe prioritairement par un message politique fort, au plus haut niveau de l’Etat et en rupture avec les discours habituels, inadaptés à la gravité de la situation actuelle. L’espoir engendré par un tel acte serait susceptible d’enrayer la spirale infernale.
Le stress a aujourd’hui atteint un niveau phénoménal, incompatible avec le maintien de pratiques, notamment managériales relevant d’un autre temps !
Allier performance et santé : des synergies multiples…
28 juillet 2009
Notre lieu de travail est devenu un lieu de vie, en effet, nous y passons un tiers, au moins, de notre journée, voir même beaucoup plus pour certaines catégories professionnelles. Les troubles liés au travail en général, et au stress en particulier, constituent un risque psychosocial majeur qui entraîne, l’individu, la famille, l’entreprise et la société dans un cercle vicieux.
Le stress se définit par « un déséquilibre entre la perception des contraintes dues à l’environnement et la perception ressentie de ses propres ressources pour y faire face ». Depuis quelques mois, en plus des facteurs de stress classiques liés au travail lui-même, tels que l’organisation, la pression due au rendement et les relations intra entreprise, l’environnement socio-économique, avec la crise financière et économique mondiale et son cortège de licenciements et de faillites, est devenu un facteur majeur de stress. Un climat de peur de l’avenir, de perte des repères et de précarité s’est répandu dans toutes les sphères de notre société.
Plus que jamais, les intangibles du management : clarté, flexibilité, climat, implication, motivation et reconnaissance sont indispensables, non seulement pour gérer la crise, mais aussi pour la dépasser et construire l’avenir. Le stress coûte cher à l’entreprise et à la société. Une prise en compte du stress au travail et des actions efficaces s’imposent, avec comme conséquence, une diminution du turn over de personnel, et de l’absentéisme, un développement de la créativité, une amélioration de la productivité et de la qualité, un climat social apaisé, et bien sûr de meilleurs résultats économiques. L’entreprise redevenant « un lieu où l’on a envie de venir le matin ». Il est donc rentable pour une entreprise d’investir dans la prévention du stress au travail en privilégiant une organisation favorable à la santé physique et morale des salariés.
Cette démarche dans l’entreprise doit être portée par les managers, le CHSCT, le médecin du travail, toutes les forces vives internes doivent être impliquées. Ils doivent être aidés par une structure extérieure de consultants professionnels et spécialistes , afin, de diagnostiquer, tant, les symptômes psychologiques, physiques, émotionnels et comportementaux affectant les salariés, que les problèmes organisationnels et structurels de l’entreprise, de proposer et de mettre en place des actions d’écoute et d’aide aux salariés , et des actions d’améliorations de l’organisation du travail.
Ainsi, reconnu, écouté, conseillé et soutenu le salarié évolue alors dans un cercle vertueux en entraînant son entreprise, sa famille et la société.
L’humain au secours d’un management violent : le mode projet
30 juin 2009

« L’humain au secours d’un management violent : le mode projet » tel est le titre d’une tribune parue sur le site « CFO-News », signée de Christophe COUPE, Serge MASANOVIC – Associé Gérant chez VCM Conseil ( www.vcm-conseil.fr ) et Philippe RODET.
Compte-rendu du colloque Alpha
26 mai 2009
Le 10 mars se tenait le colloque « Hommes, territoires, nouvelles frontières du dialogue social », organisé à l’occasion du 25ème anniversaire du Groupe Alpha à la Maison de la Mutualité.
La table ronde, sur le thème : « La crise et son impact sur le modèle social : quelles évolutions des relations sociales dans les entreprises ? » réunissait:
- Christophe Boulay, Directeur de la rédaction RH du Groupe AEF
- Jean-Marc Bilquez, Secrétaire confédéral de la CGT-Force Ouvrière
- Jean-François Naton, Conseiller confédéral de la CGT, responsable du secteur Travail/Santé
- Jean-Baptiste Obeniche, Directeur général de l’ANACT
- Martin Richer, Directeur Général de Secafi, Groupe ALPHA
- Philippe Rodet, Membre fondateur de la « Commission nationale sur le stress » de l’Association Nationale des Directeurs de Ressources Humaines, ANDRH
Vous trouverez un résumé des différentes interventions dans le compte-rendu du colloque.
Télécharger le compte-rendu en PDF >>
Sens du travail, santé mentale au travail et engagement organisationnel
20 mars 2008
Les employés travaillant dans un environnement de qualité présentent moins de problèmes de santé mentale ou physique, sont généralement assidus à leur travail et engagés dans ce qu’ils font.
Une étude canadienne a mis en évidence qu’un emploi perçu comme utile à la société et permet d’acquérir des connaissances est un des facteurs qui influencent la perception que les gens en ont.
D’autres hypothèses relatives à l’influence positive ou négative du sens attribué au travail sur le bien-être ou la détresse psychologiques se sont aussi avérées.
L’auteure a élaboré un modèle théorique qui présente l’organisation du travail comme un déterminant de la santé des employés, de leurs attitudes et de leur performance. Le rapport contient des recommandations quant à la prévention des symptômes de détresse psychologique et à la réduction du stress.

Encore une initiative à saluer
15 mars 2008
L’Association nationale des Directeurs de Ressources Humaines a décidé de créer une commission nationale chargée de mener des réflexions sur le stress au travail. Cette commission est riche de la diversité de ses membres puisqu’elle comprend des acteurs aux compétences diverses : DRH, dirigeant d’entreprise, psychologue, sociologue, médecin… membres ou sympathisants de l’Association.

Une initiative à saluer !
12 mars 2008
Le « Centre des Jeunes Dirigeants » a décidé de créer une commission nationale chargée de mener des réflexions sur le stress au travail. Il n’est pas surprenant que ce mouvement dont l’idéal est de mettre l’économie au service de l’Homme s’intéresse à ce sujet. Cette commission bénéficie de la présence de dirigeants d’entreprise mais aussi de personnes extérieures au mouvement, toutes passionnées par la question.















