Le coût du stress au travail pour une entreprise de 500 salariés : 2 millions d’euros par an !
20 février 2010

Sur le site belge « RTL-Info », un article paru le 18 février 2010 est consacré à une étude menée par le docteur Claudia Put. Cette étude estime le coût du stress au travail pour les entreprises flamandes à… 13 milliards d’euros par an ! Claudia Put est chercheur à l’Université catholique de Leuven et psychologue à l’hôpital Universitaire de Gasthuisberg.
Cet analyse est intéressante, d’une part car le docteur Claudia Put aborde l’influence néfaste de la crise sur le niveau de stress et d’autre part car elle prend en compte la part du présentéisme dans le coût du stress au travail.
Selon de docteur Put, l’importance du présentéisme est supérieure à celle de l’absentéisme et de loin. « Le présentéisme atteint 61% des coûts totaux relatifs à la santé dans une entreprise, suivi par les frais médicaux (28 %) et l’absentéisme (10 %) ».
Ainsi, la « perte de productivité due au stress au travail au sein d’une entreprise qui compte par exemple 500 travailleurs coûte 2 millions d’euros par an ».
En Belgique, le stress au travail engendre plus de 9 millions de journées d’absence…
24 mars 2009
Un article, paru le 24 mars 2009 sur le site Belge de « RTL Info », est consacré à une enquête réalisée auprès de 1150 Belges sur le stress au travail.
L’enquête publiée par l’association de défense des intérêts des consommateurs « Test-Achats » conclue que 23% des Belges actifs souffrent d’un niveau de stress au travail « élevé à très élevé ».
Cette même enquête estime le nombre de journées d’absences en raison du stress à 9,139 millions pour l’année 2008.
60 milliards d’euros pour le stress professionnel
8 avril 2008
Dans un article paru le 7 avril sur le site du journal « Les Echos » intitulé « Les partenaires sociaux s’attaquent au stress au travail », le coût du stress professionnel est abordé. « Le Bureau international du travail évalue jusqu’à 3 % à 4 % du PIB des pays industrialisés le coût économique du stress (en arrêts maladie, médicaments, perte de productivité…), soit pour la France « quelque 60 milliards d’euros », selon Xavier Bertrand».

14 miliards par an au Canada pour le stress en milieu de travail
8 novembre 2007
Selon un article intitulé «Le nouveau mal du siècle » paru sur le site canadien « Le Devoir.com », « au Canada, on estime à 14 milliards par année les coûts reliés au stress en milieu de travail ».
Les chercheurs canadiens mettent les décideurs en garde !
15 juillet 2007
A l’occasion du colloque international sur le stress en hommage à Hans Selye qui s’est tenu à Montréal du 11 au 14 juillet 2007, un article paru sur le site canadien « Cyberpresse.ca » le 11 juillet est consacré aux conséquences notamment économiques de ce fléau.
« Des chercheurs en santé mentale mettent les décideurs en garde. Réunis à Montréal pour un important symposium, ils demandent que Québec se dote de moyens pour détecter et prévenir le stress. Sans quoi, le fléau empirera et coûtera des milliards ».Dans cet article, est cité un sondage réalisé en 2001 qui « révélait que 62% des Canadiens sont stressés au travail, une condition qui force chaque semaine 500 000 Canadiens à rester à la maison. Le coût total pour l’économie : entre 13 et 14 milliards par année ».

21 millions de $ par jour…
15 juillet 2007
D’après le site canadien, « Le Messager Verdun », dans un article publié le 9 juillet 2007, on apprend que le coût des problèmes liés au stress dans les entreprises est estimé à 7,5 milliards de $ par an. « On évalue par jour à 21 millions $ le coût des problèmes reliés au stressdans les entreprises».

« L’Europe sous le stress »
3 juin 2007
Extrait d’une « note sur le stress en Europe » que nous a adressé le Député européen Bernard Poignant. Nous lui adressons nos plus vifs remerciements.

En 2000, dans le cadre d’un rapport intitulé « L’Europe sous le stress », l’Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail établissait que le stress professionnel était un risque reconnu et de plus en plus fréquent avec des conséquences au niveau professionnel non négligeables. Comme l’a dit à l’époque la Commissaire européen chargée de l’emploi et des affaires sociales, Anna Diamantopoulou : « le stress au travail doit désormais être reconnu par toutes les parties concernées comme un vrai risque lié à l’activité professionnelle. Les employeurs, les salariés et les gouvernements devraient tous intensifier leurs efforts de prévention dans ce domaine ».
Puis en 2002, l’Agence a présenté un rapport consacré à la recherche sur le stress lié au travail. Son constat, à l’époque est déjà accablant : près d’un européen sur deux se déclarait être victime du stress et il était estimé que près de 50% des journées de travail perdues lui incombaient directement.
Le stress coûte cher !
23 février 2007
La réaction de stress est salutaire pour l’individu ; sinon, nous n’existerions simplement pas !
Il n’en demeure pas moins qu’un stress trop important ou la répétition de multiples agressions, entraîne des réactions inadaptées et inappropriées.
Le corps commence alors à se fatiguer et vieillir prématurément.
C’est ici que le stress coûte cher !
Il coûte cher à l’individu, aux entreprises, à la société.
Le stress coûte cher à l’individu :
Nous savons maintenant que le stress est un facteur de la maladie.
En fonction du terrain génétique, de l’environnement, de son hygiène de vie, l’individu verra se développer certaines pathologies, troubles comportementaux, influence négative sur sa vie psychologique.
Le stress coûte cher aux entreprises :
Depuis les années 90, de multiples études ont cherché à quantifier le coût du stress dans le monde du travail.
Cette estimation varie selon le choix des facteurs pris en compte, ainsi que la méthodologie retenue.
Cependant, quelque soient les chiffres et leur disparité, tout le monde s’accorde à dire que le stress coûte cher et même très cher aux entreprises, en terme de journées d’absence, « turn-over », accidents de travail, parfois suicides…voire sabotages !
Selon le Bureau International du Travail, « ce stress auquel sont soumis les travailleurs est l’un des grands défis que devront relever les gouvernements, les employeurs et les syndicats au cours des années à venir.
C’est un problème qui touche tout le monde dans les sociétés industrielles modernes et qui, par ses effets sur la santé et la productivité, a aussi beaucoup d’impact sur l’économie. Les entreprises qui auront le plus de chances de réussir à l’avenir seront celles qui aideront les travailleurs à faire face au stress et qui réaménageront soigneusement le milieu de travail afin qu’il soit mieux adapté aux aptitudes et aux aspirations humaines. »
Le stress coûte cher à la Société :
Une raison pour laquelle les entreprises ne cherchent pas à diminuer le stress professionnel, c’est la croyance tenace que plus on « fait cravacher le salarié », plus il produira !
Toutefois, la concurrence économique impose l’excellence du management qui prend de plus en plus en compte la réalité et l’intérêt de bien gérer les « ressources humaines » !
Il reste toutefois encore beaucoup de chemin à faire …
La seconde raison : l’employeur n’est pas responsable des dégâts qu’il peut occasionner sur la personne humaine.
Pour cette raison, en Europe, l’accord cadre européen sur le stress au travail, signé par les partenaires sociaux le 8 octobre 2004, attire l’attention sur les risques liés au stress et sur les mesures susceptibles d’être mises en œuvre pour prévenir ces risques.
Cependant, il faut reconnaître qu’en France, ce sont les citoyens qui paient la note :
1- Ceux qui ont des problèmes liés au stress… (Dépendances, comportements asociaux, dépressions, mal-être …)
2- Et ceux qui paient la note financière avec leurs impôts !
J’entends parler du « trou de la Sécurité Sociale », mais en dehors des moyens proposés qui sont souvent les mêmes, (payer plus !) j’entends peu de propositions valables et pérennes !!!
Je suppose que le « citoyen ordinaire » doté de bon sens, ferme le robinet (prévenir le stress), plutôt que passer la serpillière (payer, payer…) ou éponger le lavabo (s’attaquer au problème d’alcool, de drogue, des dépressions, maladies cardio-vasculaires, …)
Pourtant l’action efficace est celle qui s’attache à la cause comme le faisait remarquer justement Claude Desbordes dans un billet précédent.
De quoi ont besoin nos représentants politiques ?
Courage ? Information ? Volonté ?
Allons-nous encore payer longtemps pour ce mal-être ?
Si le coût du stress supporté par la société est de 50 milliards (comme annoncé par Bernard Salengro de la CFE-CGC, sur la base des estimations du BIT), alors que rapporterait une politique de prévention du stress ?
Imaginons 80 % d’échec, il reste 20 % de réussite, soit la modique somme de 10 Milliards d’euros !! Par an !!
Et si la question du « trou de la sécu » se réglait comme ça ?
Le meilleur pour la fin :
Au-delà des économies financières, cela implique que les personnes ayant bénéficié de cette prévention, ont augmenté leur bien-être …
Et cela n’a pas de prix.
A mon avis, il est temps d’agir ….

Jean Krakowiecki, Président de l’Institut de Recherche sur le Stress
Animateur du site http://www.gestiondustress.net/
Stress post traumatique au Québec
16 février 2007
A l’occasion de la « Conférence sur les impacts du stress post-traumatique« , le 16 février, à Montréal, il a été reconnu, qu’au Québec, le coût des traitements associés simplement au stress post traumatique se situe aux environs de 17 millions de $.

La C.G.C. estime le coût du stress professionnel en France
16 novembre 2006
Dans, « La Lettre confédérale » du 18 octobre 2006, la CFE-CGC consacre un article au stress professionnel intitulé : « Le stress professionnel – Mal du siècle »
Leurs chiffres recoupent ceux que l’on diffuse au sujet d’autres pays mais ont le mérite de concerner la France.
« Le stress professionnel coûte, en moyenne, 3 % du Produit intérieur brut (PIB), soit, pour la France, 51 milliards d’euros. »













