Le stress toxique pour la substance grise de notre cerveau…

9 octobre 2011

Un article paru sur le site canadien « Canoe », le 6 octobre 2011 aborde une étude menée par le Docteur  T. Byram Karasu et son équipe, chercheurs du Albert Einstein College of Medicine, à New York. Cette étude montrerait l’influence néfaste d’un stresss intense et prolongé sur la substance grise de notre cerveau.

Leur étude portait sur l’influence des événements du 11 septembre 2001 sur des travailleurs de Wall Street. Il semblerait que ces effets puissent se voir lors de stress moins violents dès lors que la personne ne voit pas d’issue à sa situation.

Chez les personnes victimes d’un niveau de stress important, il est donc essentiel de créer des « issues de secours » qui agiront comme des « facteurs de protection ».

Les effets du stress sur la substance grise proviendraient à la fois de l’action du stress sur le système immunitiare et sur le taux de sucre dans le sang.

Une hormone du stress favoriserait la mémorisation d’événements douloureux…

31 mai 2011

Un article paru le 31 mai 2011 sur le site « Techno-Science » aborde une étude, menée par une équipe de chercheurs du Centre d’études sur le stress humain de l’Hôpital Louis-H. Lafontaine de l’Université de Montréal, qui montrerait l’influence du taux de cortisol dans la capacité à mémoriser des souvenirs douloureux.

Cette étude a consisté à administrer de la Métyrapone, substance qui diminue la sécrétion de cortisol (hormone du stress) et à évaluer la capacité des patients à mémoriser les événements négatifs. Il s’avère que ce produit diminue les capacités à mémoriser les événements négatifs mais n’altère pas la mémorisation des autres informations.

Le cortisol jouerait donc un rôle significatif dans la mémorisation des événements douloureux. (Montréal est à la fois région administrative et métropole du Québec[2]. Cette grande agglomération canadienne constitue un centre majeur du commerce, de l’industrie, de la culture, de la finance et des affaires…)

Un stress intense dans l’enfance entraine un raccourcissement des chromosomes…

22 mai 2011

Un article, paru sur le site « Radio-Canada » le 18 mai 2011, aborde une étude menée par une équipe de chercheurs de l’Université Harvard et de l’Université Tulane, aux États-Unis, publiée dans Molecural Psychiatry, qui tendrait à prouver que de hauts niveaux de stress durant l’enfance entrainent des modifications de la longueur des chromosomes.

Dans cette étude, les chercheurs ont analysé les chromosomes d’enfants de 6 a 10 ans placés dans des orphelinats roumains. Ils ont constaté que plus les enfants avaient été admis tôt dans ces orphelinats, plus les télomères (extrémités des chromosomes) étaient courts. Or, les télomères courts sont associés en général à une durée de vie plus courte, et à un risque accru de maladies cardio-vasculaires ou psychiques et même de pathologies cancéreuses.

Selon les chercheurs, c’est le stress vécu dans l’enfance qui entrainerait ce raccourcissement des télomères.

Le stress augmenterait les complications cardiovasculaires chez les femmes…

15 novembre 2010

Sur le site de la radio canadienne « 98,5 fm« , un article paru le 14 novembre 2010 aborde les risques de pathologies cardiovasculaires chez les femmes subissant des tensions professionnelles.

Des chercheurs de l’hôpital « Brigham and Women« , de Boston, ont étudié les conséquences cardiovasculaires du stress lié au travail de 17415 femmes suivies pendant plus de 10 ans.

Il ressort de cette étude que « le risque de crise cardiaque était environ 88 pour cent plus élevé chez les femmes ayant un emploi au stress soutenu, alors que le risque de pontage ou de devoir subir d’autres opérations était d’environ 43 pour cent plus élevé« .

L’impact d’un manque de liberté d’action a également été mis en évidence.

Stress de la séparation et cancer du sein chez la souris…

12 novembre 2010

Selon une récente étude publiée dans « Cancer Prevention Research » de novembre 2010, les souriceaux qui présentent durant les trois premières semaines de leur vie un stress inhérent à la séparation maternelle augmente le risque de développer un cancer du sein lorsqu’ils seront devenus des souris.

Selon cette étude, les souris exposées à une substance cancérigène seront d’autant plus nombreuses à développer un cancer du sein que les périodes de séparation de la mère durant les trois premières semaines de leur vie auront été plus longues. Ainsi, 53% des souriceaux soumis à une séparation de quatre heures par jour de leur mère développeront un cancer du sein une fois devenus adultes contre 20% pour ceux soumis à une séparation de 15 minutes par jour.

Influence du stress sur la survenue de dépressions chez les adultes jeunes…

4 novembre 2010

Un article publié sur le site canadien, « PsychoMédia », le 3 novembre 2010, aborde une série d’études menées par l’Université Concordia qui montrerait l’influence du stress sur la survenue de dépressions.

Selon une de ces études, menée par le Professeur Mark Ellenbogen, les adolescents qui vivent dans des familles où l’un des membres souffre de troubles de l’humeur ont des taux de cortisol salivaire plus élevé que les autres enfants. Le cortisol est une hormone typique du stress.

Cette augmentation du niveau de cortisol pourrait être lié au stress inhérent à la souffrance psychique d’un membre de la famille.

Or, il semblerait qu’un taux élevé de cortisol à l’adolescence double le risque de développer un trouble de l’humeur sévère au début de l’âge adulte.

Selon le Professeur Mark Ellenbogen, « il est particulièrement alarmant de constater à quel point les cas de dépression chez les jeunes gens augmentent d’une génération à l’autre », considérant que « le stress pourrait être un facteur important ».

Stress et dépression : une étude montre un lien…

23 octobre 2010

Un article paru sur le site canadien « Passeport Santé« , le 21 octobre 2010 aborde le colloque intitulé  » L’anxiété et la dépression : une mise à jour sur le traitement » qui a eu lieu cette semaine, à Montréal, à l’initiative de l’Institut universitaire en santé mentale Douglas. Le Docteur Hani Iskandar, président du colloque et chef médical à l’unité des soins intensifs à l’Institut Douglas, précise que grâce aux travaux de l’équipe du Docteur Stephen Ferguson de l’Université Western Ontario, le lien que l’on supposait depuis longtemps entre stress, anxiété et dépression vient d’être établi.

La dépression est souvent liée à un manque de sérotonine. L’étude menée par l’équipe du Docteur  Stephen Ferguson montre comment le stress peut conduire à la dépression en raison de l’interaction de récepteurs à la corticolibérine (CRFR1) et à la sérotonine (5-HTRs). La corticolibérine, libérée en cas de stress, génère une augmentation du nombre de récepteurs à la sérotonine (5-HTRs) à la surface des cellules. Or, si le nombre de récepteurs à la sérotonine augmente, cela va diminuer l’effet de la sérotonine et explique donc comment le stress peut entrainer une dépression.

Le stress serait coupable d’une aggravation des cancers du sein…

5 octobre 2010

souris blanche

Des chercheurs américains viennent de publier dans la revue Cancer Research [1] les résultats d’une étude consacrée à l’influence du stress sur l’évolution des métastases chez des souris porteuses de cancers du sein.

Chez ces souris porteuses de cancer du sein, des sources de stress intense engendraient une augmentation massive, puisque le rapport était de 1 à 30, de l’apparition de métastases au niveau des ganglions et des poumons.

Le développement de ces métastases était associé à une infiltration importante de macrophages (cellules inflammatoires) dans la tumeur primitive.

Si du Propanolol (Bêta bloquant : c’est à dire un produit qui bloque les récepteurs Bêta, stimulés notamment par l’adrénaline) est administré, le nombre de métastases régresse et l’infiltration par les macrophages diminue.

Si cette étude montre de manière nette l’influence de l’adrénaline, libérée régulièrement en excès en cas de stress chronique, dans le développement des métastases, elle permet aussi de mettre ne évidence l’intérêt de nouvelles approches destinées à diminuer les effets du stress : activité physique modérée et régulière,  méditation, valorisation des aspects positifs de la vie…


[1] Sloan et coll. The sympathetic nervous system induces a metastatic switch in primary breast cancer. Cancer Research, 2010; 70:7042-52.

Le stress influe sur l’expression de certains de nos gènes !

27 septembre 2010

Un article paru sur le site « Softpedia« , le 25 septembre 2010, traite d’une étude réalisée par des chercheurs suédois de l’équipe du Docteur Klaus Hansen, de l’Université de Copenhague, publiée dans la célèbre revue internationale « Molecular Cell ». Cette étude montre l’influence du stress sur l’expression de certains de nos gènes.

Pour le Docteur Klaus Hansen, « Il est très important que certains gènes soient activés et d’autres éteints afin d’assurer le développement normal du fœtus et de bon fonctionnement de nos cellules tout au long de notre vie ».

Or, Simmi Gehani, chercheur dans l’équipe du Docteur Klaus Hansen, a montré que certains gènes, qui ne s’exprimaient théoriquement pas, devenaient actifs sous l’influence du stress. Or, ce phénomène peut avoir des conséquences dévastatrices sur nos cellules.

Stress et symptômes prémenstruels

1 septembre 2010

Un article paru sur le site canadien « Cyberpresse » le 30 août 2010 aborde une étude parue dans le Journal of Women’s Health qui montre l’influence du stress sur les symptômes prémenstruels.  Selon des chercheurs du National Institute of Child Health & Human Development, « les femmes très stressées dans les deux semaines qui précèdent leurs règles ont des symptômes «psychologiques et physiologiques» plus forts, parmi lesquels les fringales, les changements d’humeur, les douleurs, les crises de larmes, la fatigue et les crampes« .

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