Le stress aggraverait les allergies saisonnières…

7 avril 2014

Un article publié sur le site canadien « La Presse« , le 4 avril 2014 aborde l’influence néfaste du stress sur les allergies saisonnières.

En effet, une étude de l’équipe du Docteur Amber Patterson de l’université Ohio State, publiée dans l’édition d’avril du journal médical Annals of Allergy, Asthma and Immunology, montrerait qu’un groupe victime d’un haut niveau de stress avait plus de manifestations de rhume des foins qu’un groupe plus serein. Les auteurs recommande donc aux patients atteints de rhinite allergique de diminuer leur niveau de stress, ce qui ne fera pas disparaitre les symptômes mais les allègera.

L’ANACT consacre un dossier au présentéisme…

16 mars 2014

Le numéro 354 de « Travail & Changement« , la revue de l’ANACT, aborde le présentéisme au travail. Page 7, on retrouve une interview de Philippe Rodet, souvent cité sur ce sujet et notamment dans la dépêche AFP du 25 septembre 2012.

Le stress perturbe la perception des odeurs…

3 mars 2014

Un article publié le 27 février 2014 sur le site « Top Santé » aborde l’influence du stress sur la perception des odeurs. Il s’appuie sur une étude menée par l’équipe du Professeur Wen Li, professeur de psychologie de l’Université de Wisconsin-Madison, qui a montré que l’anxiété ou le stress transforme des odeurs neutres en odeurs désagréables. Il semblerait que cela passe par le fait que deux circuits distincts en période de sérénité, celui des émotions et celui de l’olfaction, créent des ponts en cas de stress ou d’anxiété.

Le Professeur Wen Li est très clair : « l’odeur n’est pas objective, et quand nous sommes anxieux nous expérimentons le monde plus négativement ».

Le stress favorise les maux de tête…

22 février 2014

Un article publié sur le site canadien « La Presse« , le 20 février 2014, aborde l’influence du stress sur la survenue de maux de tête. En effet, selon une étude menée par l’équipe du Dr Sara H. Schramm de l’Hôpital universitaire de Duisburg-Essen auprès de 5159 personnes, pendant deux ans, l’augmentation du niveau de stress favorise la survenue de céphalées de tension, des migraines et d’un autre type de maux de tête.

Le Dr Sara H. Schramm explique que ces résultats  » démontrent que le stress peut contribuer à l’apparition de maux de tête et en aggraver la sévérité« .

Dès 2007, une étude menée par le « BNH Hospital » de Bangkok expliquait, à propos des migraines, que « le premier facteur déclenchant étant le stress, il est donc primordial d’apprendre à se relaxer ».

Le stress modifie le comportement des traders…

20 février 2014

Une dépêche de l’Agence Reuters parue le 19 février 2014 aborde l’influence du stress des traders sur les marchés financiers. Cette dépêche fait suite à une étude menée par l’équipe de John Coates, un ancien trader reconverti dans les neurosciences.

On pensait jusque-là que l’appétence des traders pour la prise de risque restait stable quel que soit la tendance des marchés financiers. L’étude menée par l’équipe de John Coates, publiée sur le site internet de la revue scientifique Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), montre que des niveaux de stress importants, qui se traduisent dans l’organisme par une augmentation du taux de cortisol (une hormone du stress) pouvaient provoquer une aversion au risque.

Cette moindre envie de prendre des risques pourrait donc aggraver les crises financières, les traders étant plus prudents là où il faudrait qu’ils soient les plus audacieux.

Cette étude recoupe assez bien une autre étude du même John Coates, de 2008, qui montrait que les traders qui avaient le plus de testostérone dans la salive étaient ceux qui faisaient le plus de bénéfices. Or, il est montré que plus le taux de testostérone est élevé, plus le taux de cortisol est bas et vice-versa.

Il est donc intéressant à plus d’un titre de maintenir un niveau de stress le plus bas possible chez les traders.

64% des salariés belges, soit 18% de plus qu’en 2010, ressentent du stress au travail !

9 février 2014

Un article paru sur le site belge « Express » le 5 février 2014 aborde l’importance du stress en Belgique suite à une enquête réalisée par le Cabinet Securex.

Selon cette enquête 64% des salariés belges ressentent du stress au travail (c’est 18% de plus qu’en 2010) et 27% des salariés présentent des signes évocateurs d’un haut niveau de stress : maux de tête, palpitations, troubles du sommeil, difficultés de concentration, accès de colère rapides…

Les conséquences de cette situation sont colossales que ce soit sur l’absentéisme (20 jours d’absence par an pour les salariés les plus stressés contre 6 pour ceux qui le sont moins) ou sur le coût. Le Cabinet Securex estime que le surcoût pour l’employeur d’un collaborateur victime d’un haut niveau de stress est de 3750 € par an.

Que faire face à un tel constat ?

Heidi Verlinden, expert en Ressources Humaines chez Securex, propose différentes pistes. Parmi celles-ci, la liberté d’action, les objectifs fixés au bon niveau, le soutien, la qualité des relations au travail…

Ralph Corbey, médecin chez Securex, préconise notamment l’identification précoce des collaborateurs en souffrance et le soutien.

Comment éviter de glisser vers le burn out ?

25 janvier 2014

Une récente enquête organisée par le Cabinet Technologia estime le nombre de nos concitoyens confrontés à un haut niveau de stress a plus de trois millions. Ce Cabinet attire l’attention sur le risque de burn out.

Comment pourrions-nous éviter de glisser vers le burn out ?

Lorsque l’on est en route vers un objectif qui nous passionne, le risque de burn out est faible. En revanche, quand l’envie diminue, la danger est à portée de main. L’influence de l’envie sur la survenue du burn out a été illustrée par une récente étude réalisée par le Center for Disease Control (CDC) d’Atlanta (USA). Les personnes qui s’investissent dans un cadre humanitaire font d’autant moins de burn out à leur retour, que leur niveau de motivation au départ est très élevé.

La principale clé de l’envie est certainement le but lointain que l’on se fixe…

Un dirigeant d’entreprise m’expliquait que son rêve est d’être le leader européen dans son domaine. Un but ambitieux aide à mobiliser l’énergie dont le leader a besoin pour réussir. Le célèbre psychologue d’origine hongroise, père de la notion de flow, Mihaly Csikszentmihalyi, explique que « le but fournit de l’énergie pour la vie ».

Si le rêve est riche de sens, il sera encore plus efficace. Gary Hamel, le Président-fondateur de Strategos, cabinet international de conseil en stratégie basé à Chicago, professeur invité de la Harvard Business School et de la London Business School, explique que le sens intervient comme « un catalyseur émotionnel ».

Cette présence de sens est d’autant plus essentielle que l’intéressé appartient à la génération Y. L’économiste américaine, Sylvia Ann Hewlett a constaté que les générations Y attendent des récompenses d’une autre nature que simplement financière. L’influence de leur travail sur la société est pour eux un levier majeur.

Blake Mycoskie, le fondateur de « Tom Shoes », une société américaine de chaussures, est un chef d’entreprise américain typique de la génération Y. Lorsque son entreprise vend une paire de chaussures, elle en offre une paire à un enfant vivant dans un pays en voie de développement…

Il est essentiel de penser le plus souvent possible à son rêve. Un jeune étudiant en médecine qui voulait devenir chirurgien, avait cultivé cet aspect en mettant au-dessus de son plan de travail une photo d’un chirurgien en train d’opérer. Le support visuel aide à penser régulièrement à son but et à trouver, sans s’en rendre forcément compte, des astuces pour parvenir à le réaliser.

Il est tout aussi important de parfaitement formuler son but afin de bien s’en imprégner et de mieux prendre conscience qu’il est accessible. Si un jeune DRH veut être le DRH dans un grand groupe du CAC 40, il ne suffit pas d’écrire cette phrase de la sorte, il faut la rendre convaincante. Ainsi, elle deviendrait « Demain, je veux être un DRH d’une grand Groupe du CAC 40. C’est possible parce que certains DRH de ces structures ont la même formation que moi. C’est possible parce que ma passion pour l’Humain m’aide à comprendre de nouveaux enjeux. C’est possible parce que j’ai des capacités de travail importantes».

Etayer ce rêve par des objectifs intermédiaires…

On a tous en mémoire cette anecdote des nageurs de combat. Un groupe de nageurs largués en mer doit rejoindre la côte sans objectifs intermédiaires, un autre groupe a des bouées régulièrement réparties sur le parcours, bouées qu’ils doivent toucher lors de leur passage. C’est dans le groupe qui a des bouées, véritables objectifs intermédiaires, que les résultats sont les meilleurs.

Les objectifs intermédiaires doivent être fixés au bon niveau et conduire au rêve en s’appuyant sur une courbe d’allure exponentielle et non sur une droite.

Si l’on fixe ses objectifs intermédiaires sur une droite, les premiers objectifs sont très hauts, ce qui risque d’être source de stress et de découragements. Sur une courbe d’allure exponentielle, le premier objectif à un an est possible à atteindre et de ce fait, comme on verra la réussite de cet objectif se réaliser de jour en jour, on croira de plus en plus à la possibilité d’atteindre notre rêve. Chaque année, on fixe un nouvel objectif à un an en s’appuyant sur la même courbe. Il est légitime de s’interroger sur la difficulté de réaliser l’objectif à un an lorsque la courbe sera dans sa partie rapidement croissante. Cette partie de la courbe est tout aussi possible à réussir dans la mesure où d’ici là, si tous les objectifs à un an ont été menés à bien, des soutiens de différente nature seront mobilisés et rendront l’ascension possible.

Le premier objectif, celui à un an, doit être au bon niveau, c’est ce qui aidera à entrer dans un état de « flow » cher à Mihaly Csikszentmihalyi. L’état de flow est un état de concentration optimale où l’on prend conscience de ses progrès, de son utilité… Le bon niveau de l’objectif serait celui qui serait légèrement au-dessus de ses capacités, plus générateur de plaisir que de stress. Le principe du « flow » est repris dans certains jeux électroniques qui adaptent leur niveau en fonction de celui du joueur afin de permettre à celui-ci de progresser et de ce fait de continuer à… jouer ! C’est une puissante source de motivation.

Cultiver son sentiment d’efficacité personnelle…

Plus le sentiment d’efficacité personnel est élevé, plus la persévérance est forte et plus l’optimisme est grand, éléments incontournables de la réussite. Pour ce faire, un outil est aussi simple qu’efficace, il s’agit du carnet des petits succès. Sur un petit carnet, il s’agit de noter les petits succès inhérents à son rêve. Lorsque l’on en note un nouveau, on revoit avec plaisir les précédents et progressivement, on devient persuadé que dans son domaine, on est… bon !

Bénéficier de soutiens efficaces…

Si le but est professionnel, le soutien du manager est important. En cultivant le sens, en témoignant sa confiance grâce au juste niveau d’autonomie, en encourageant, en témoignant de la gratitude… le manager va aider le collaborateur a croire en son objectif. Ces leviers de motivation vont augmenter la confiance dans les capacités d’atteindre le but souhaité. Et parallèlement, ils diminueront les effets du stress.

Si le but est personnel, le soutien des proches est essentiel. Ce sont eux qui vont jouer le rôle du manager et maintenir le niveau de motivation.

Si l’on veut éviter au mieux le risque de burn out, il faut encourager nos concitoyens à se fixer un but qui les passionne et à augmenter la confiance en leurs capacités à l’atteindre. Si l’objectif est professionnel, il faut parallèlement que leurs managers maintiennent la motivation de leur collaborateur au plus haut niveau. Si l’objectif est personnel, l’entourage, les proches, ont un rôle majeur à jouer.

Pour Ayala Pines, reconnue pour ses travaux sur le burn out, cette pathologie survient généralement lorsqu’un état de motivation important s’effondre parce que le but disparait. Elle le résume à merveille, en disant : « pour être « consumé », il faut d’abord avoir été enflammé ». Il faut donc tout faire pour que le but soit à la fois suffisamment ambitieux et possible à atteindre, pour que la confiance en ses capacités à l’atteindre soit optimale et que l’entourage professionnelle ou personnel soit attentionné.

Dépression liée au stress : de nouvelles approches possibles…

9 janvier 2014

Un article paru le 8 janvier 2014 sur le site canadien « Canoë » aborde une possible nouvelle approche pour traiter les épisodes dépressifs liés au stress.

En effet selon une étude réalisée par des chercheurs de l’Université hébraïque de Jérusalem et publiée dans la revue « Molecular Psychiatry« , chez la souris le stress entrainerait une baisse de la production d’une certaine catégorie des cellules de notre cerveau, les cellules gliales.

Chez la souris, le stress chronique a entrainé une baisse du nombre de ces cellules de manière parallèle à l’apparition de symptômes dépressifs. La stimulation de ces cellules, pour que leur nombre revienne à la normal, s’est accompagné d’une amélioration de l’humeur

Selon Raz Yirmiya, l’un des chercheurs, «Nous avons été en mesure de démontrer qu’une telle médication a servi d’antidépresseur rapide et efficace, permettant un rétablissement complet».

Les cellules de la microglie représente 5 à 25 % des cellules du système nerveux central et sont impliquées dans les défenses immunitaires du cerveau et de la moelle épinière.

Les grands stress de la vie augmenteraient le risque de survenue de démence chez la femme

4 janvier 2014

Le site belge « Passion Santé » aborde le 2 janvier 2014 une étude suédoise qui montrerait un lien entre les événements difficiles de la vie et la survenue par la suite de démence chez la femme.

L’étude, réalisée par des chercheurs de « l’ Université de Göteborg » et du « Karolinska Institut« , a porté sur un millier de femmes âgées de 38 à 54 ans au début de l’étude, avec une durée moyenne de suivi de 40 ans.

Il s’avère que les femmes ayant vécu des éléments très stressants connaissent une augmentation sensible du risque de démence sénile. Il est même montré que plus la personne subit d’événements stressants, plus le risque s’accroit.

Il s’agit maintenant de voir si des thérapies spécifiques peuvent éviter ou diminuer ce risque. Les chercheurs pensent qu’un accompagnement doit être proposé face à de tes événements.

Stress et villes…

7 décembre 2013

Un article publié sur le site canadien « La Presse » le 3 décembre 2013 aborde le stress urbain. Selon différentes études, la vie urbaine favoriserait l’émergence d’un niveau de stress important, lequel augmenterait le risque de développer des maladies psychiatriques.

Parmi les causes de stress, on retrouve la circulation, les hyper-stimulations sensorielles ( bruit, lumière…), les dangers (absence de contrôle, l’imprévisibilité, la nouveauté, la menace de l’ego), la faiblesse des liens sociaux même si les citadins vivent les uns sur les autres. Enfin, plus dans les villes qu’en milieu rural, il existe une « véritable culture de l’impatience« .

Enfin, Pierrich Plusquellec, codirecteur du Centre d’étude sur le stress humain de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal, aborde l’interaction entre le stress et la pollution. En effet, certains polluant agissent comme des sources chimiques de stress.

Conséquence de cela, certains citadins partent vers la campagne. C’est ce qu’étudie Marie-Christine Lance dans son mémoire consacré au mouvement de migration des citadins de 25 à 44 ans vers la campagne. Les premières conclusions montrent qu’ils « partent avant tout pour une meilleure qualité de vie. Ils veulent une vie moins stressante« .

Conséquences de ce niveau de stress important dans les villes, de nombreuses études montrent que les maladies mentales y sont plus fréquentes.

Mais, il est possible d’agir pour améliorer sa qualité de vie en ville !

L’article de « La Presse » cite dix clés.

S’arrêter : le docteur Robert Béliveau, omnipraticien et animateur d’ateliers en gestion de stress au Centre EPIC de l’Institut de cardiologie de Montréal explique qu’il faut savoir s’arrêter. Ainsi, il précise que l’ »On prend son café sans faire huit choses en même temps. On éteint la radio, la télé, on apprivoise le silence et le calme« .

Apprendre à se connaître pour ne pas trop stimuler ce qui est le plus générateur de stress : Lorsque l’on sait ce qui nous dérange le plus, on organise notre vie pour solliciter le moins possible l’aspect en question. Le docteur Pierrich Plusquellec explique que si on n’aime pas la nouveauté et qu’on doit donner une conférence, on s’informe sur l’itinéraire, la disposition des lieux, le programme, le public prévu…

Respirer : L’idée du docteur Robert Béliveau est très simple à mettre en œuvre. Lorsque l’on est dans une situation stressante, on ferme les yeux et on se concentre pendant trois cycles respiratoires : «J’inspire, je me calme. J’expire, je souris« .

Contempler : Prendre le temps d’apprécier les menus plaisirs qui sont à portée de main, un beau rayon de soleil, une belle façade, un beau portail, la douceur de la température…

Se lever un peu plus tôt et anticiper : Courir dès le lever n’est pas bon, il est préférable de se lever 5 minutes plus tôt afin d’éviter d’avoir à trop se dépêcher. En outre, tout ce que l’on peut préparer la veille ou le week-end précédent doit être fait.

Profiter de la nature : Lorsque l’on peut passer par un parc, on en profite. Souvenons-nous de cette étude qui montrait que de beaux paysages diminuent notre niveau de stress.

Savourer : Il s’agit là de prendre le temps de manger et d’apprécier ce que l’on mange, de faire quelques pas, à son rythme, après un repas.

Bouger : « Pour brûler l’adrénaline qu’on accumule, on fait du sport » explique le docteur Robert Béliveau. L’activité physique régulière est excellente pour le stress car elle aide, en quelques sortes, à consommer les hormones libérées en excès en cas de stress.

Favoriser les rencontres : Il est essentiel de cultiver de bonnes relations que ce soit avec les voisins ou avec les collègues. Les liens sociaux de qualité sont puissamment protecteurs du stress.

Vivre la ville : Prendre le temps d’apprécier la ville dans laquelle on vit. Le docteur Robert Béliveau est très clair « C’est agréable de vivre en ville… Il y a une diversité, une culture fabuleuse« .

Vivre en ville est en effet générateur de stress. Il est donc important de s’adapter et de cultiver le plus possible de moyens de protection.

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