Attention à l’association stress et diabète

27 octobre 2014

Selon un article paru sur le site canadien « Psychomédia » le 22 octobre 2014, une étude – menée par Andrew Steptoe et ses collègues des universités « College London » et de Zurich – montrerait que les patients diabétiques réagiraient moins bien au stress.

Les patients diabétiques auraient des réponses au stress perturbées avec une réactivité prolongée et des réponses inadéquates dans différents systèmes.

Les patients diabétiques présentaient aussi plus de symptômes dépressifs et un niveau de stress plus important.

Le stress favorise donc la survenue du diabète de type 2 et celui-ci perturbe les réactions au stress, venant encore aggraver le phénomène.

Le stress a des conséquences cardio-vasculaires différentes chez la femme et chez l’homme…

18 octobre 2014

Un article publié sur le site « Santé Log » le 13 octobre 2014 aborde l’influence différente du stress chez la femme et chez l’homme, au niveau cardio vasculaire. L’article s’appuie sur une étude menée par l’équipe du Professeur Zainab Samad, professeur de médecine à la Duke (Caroline du Nord) et publiée dans le « Journal de l’American College of Cardiology ». A noter que dans cette étude, il s’agit de patients déjà traités pour des maladies cardio-vasculaires. Il convient aussi de remarquer que le nombre de participants dans l’étude est de 56 femmes pour 254 hommes.

Selon cette étude, chez l’homme, le stress se traduirait surtout par des variations de rythme cardiaque et de pression artérielle alors que chez la femme, il favoriserait d’une part l’ischémie myocardique en diminuant l’afflux de sang vers le cœur et d’autre part l’agrégation plaquettaire, augmentant ainsi le risque de formation de caillots.

Attention à l’association stress et surpoids !

28 septembre 2014

Un article paru sur le site « Santé Log » aborde une étude, menée par des chercheurs américains du  département de Psychology de l’Université Brandeis et du département de psychiatrie de l’Université de California San Diego, publiée dans la revue « Brain, Behavior and Immunity« , consacrée à la potentialisation des effets inflammatoires liés au surpoids en cas de stress.

En quelque sorte, le surpoids favorise l’inflammation et le stress va venir accentuer cette inflammation et favoriser l’émergence de maladies.

Dans cette étude, le niveau d’inflammation a été évalué par le taux d’interleukine-6 dans le sang et le niveau de stress par le dosage du cortisol dans la salive.

Il en ressort que l’exposition à un stress augmente le cortisol et l’interleukine-6.

Chez des sujets en surpoids, l’exposition répétée au stress entraine un doublement des niveaux d’interleukine-6 alors que l’on constate pratiquement aucun changement chez les sujets de poids normal.

Le stress chronique altère la sociabilité…

21 septembre 2014

Un article paru sur le site de L’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (E.P.F.L.) le 19 septembre aborde des travaux menés par l’équipe du Professeur Carmen Sandi du Brain Mind Institute (BMI) de l’EPFL, travaux qui expliquent comment le stress chronique altère la sociabilité et les troubles cognitifs.

L’équipe du Professeur Sandi s’est intéressée à une région du cerveau, l’hippocampe, connue pour être impliquée dans le comportement et les aptitudes cognitives.

Là, les scientifiques se sont intéressés aux protéines d’adhésion cellulaire, nectine-3, des protéines dont le rôle consiste à assurer l’adhésion, au niveau synaptique, entre deux neurones.

On sait que le stress chronique provoque une libération massive de glutamate qui agit sur les récepteurs NMDA, essentiels à la plasticité synaptique et donc à la mémoire.

Mais, les chercheurs ont découvert que ces récepteurs NMDA activent aussi les enzymes MMP-9 qui coupent les protéines nectine-3. Les protéines nectine-3 ne peuvent alors plus jouer leur rôle de modulateur de la plasticité synaptique, les patient perdent alors leur sociabilité et présentent des troubles de l mémoire.

L’intérêt vient du fait qu’en apportant des traitements susceptibles d’activer les protéines Nectine-3 ou d’inhiber les MMP-9, les troubles disparaissaient.

Le stress aigu favorise la cicatrisation alors que le stress chronique l’altère

16 septembre 2014

Un article paru sur le site « Santé log » le 15 septembre 2014 aborde une étude réalisée par l’équipe du Professeur Pierre Elias, professeur de dermatologie à l’Université de Californie – San Francisco (UCSF), sur l’influence bénéfique, chez la souris, des stéroïdes naturels liés à un stress psychologique aigu sur la cicatrisation de la peau. Cette étude, publiée dans le « Journal of Investigative Dermatology« , montre bien que les stéroïdes naturels, lorsqu’ils sont produits sur une brève période améliorent la cicatrisation alors qu’ils l’altèrent lorsqu’ils sont produits de manière chronique.

Pourquoi le stress empêche-t-il la motivation et le succès ?

14 septembre 2014

J’ai souvent abordé l’influence bénéfique de la motivation sur le stress. Mais, pour pouvoir motiver, il faut préalablement diminuer le niveau de stress. Un collaborateur victime d’un niveau de stress important et durable ne peut donc pas être motivé. A l’inverse, un collaborateur relativement détendu, peut être motivé et bénéficier alors de l’effet bénéfique de la motivation sur la santé, ce qui vient encore renforcer sa sérénité.

La motivation aide à diminuer les effets du stress par deux moyens.

D’une part, elle améliore notre perception. La définition du stress au travail de l’Agence Européenne pour la Sécurité et la Santé au Travail est très claire : « Un état de stress survient lorsqu’il y a déséquilibre entre la perception qu’une personne a des contraintes que lui impose son environnement et la perception qu’elle a de ses propres ressources pour y faire face ». Si on améliore la perception des ressources grâce à la motivation, le niveau de stress diminue.

D’autre part, la motivation qui provient d’une augmentation des émotions positives (sens, liberté d’action, gratitude, encouragements…) et d’une diminution des émotions négatives (reconnaissance de ses maladresses, de ses erreurs, sentiment de justice…) favorise la sécrétion d’ocytocine notamment, hormone qui diminue les effets du stress.

En revanche, jusque-là, l’influence néfaste du stress sur la motivation n’a été que peu abordé.

Dans un article intitulé « Biologie de la motivation », des chercheurs[1] abordent le rôle joué par l’acétylcholine dans la motivation. Or, le stress provoque un déséquilibre du système sympathique  – parasympathique[2] au bénéfice du système sympathique. Le taux d’acétylcholine, neuromédiateur typique du système parasympathique, diminue donc rendant la motivation biologiquement impossible.

Si l’on veut avoir des collaborateurs motivés, il est donc essentiel de faire en sorte que leur niveau de stress soit le plus bas possible et en parallèle de développer des leviers de motivations intrinsèques.

Le fait que lorsque le pourcentage de personnes éprouvant du stress augmente (63% des salariés français éprouvent du stress au travail[3]), le niveau de démotivation progresse pourrait bien illustrer ce phénomène. En effet, entre 2002 et 2014, la démotivation des salariés passe de 26% de nos concitoyens à 38%.[4]

Il convient de noter que chez les cadres supérieurs, certainement plus soumis au stress, l’évolution est encore plus franche. On passe en effet de 19% de cadres supérieurs démotivés en 2007 à 33% en 2010[5].

Diminuer le niveau de stress pour améliorer la motivation et faire en sorte qu’il soit enfin possible d’allier réussite individuelle, performance collective et… santé devient un enjeu majeur notamment au niveau de nos entreprises.


[1] Hervé Allain et Danièle Bentué-Ferrer (Département de pharmacologie – Centre Mémoire Ressources Recherche de Bretagne – Université de Rennes I) ; Lucette Lacomblez (Département de pharmacologie – Fédération de neurologie Mazarin – CHU Pitié Salpêtrière – Paris)

[2] Le système nerveux sympathique a pour neuromédiateur l’adrénaline alors que le système nerveux parasympathique a pour neuromédiateur l’acétylcholine.

[3] Sondage Opinionway – octobre 2012

[4] Source : Gallup – Ifop / Baromètre Ipsos – Edenred

[5] Outline septembre 2010

Le stress augmente le risque de diabète de type 2…

7 septembre 2014

Un article paru sur le site « Santé Log » le 1er septembre 2014 vient confirmer l’influence du stress sur le taux de sucre dans le sang, favorisant ainsi la survenue de diabète de type 2.

Cette fois, c’est une étude qui a porté sur plus de 5000 adultes actifs pendant plus de 13 ans et qui a été menée par une équipe allemande a Helmholtz Zentrum Münich qui montre que le stress augmente le risque de développer un de diabète de type 2 de 45%.

L’influence du stress sur la survenue de diabète a déjà été abordée par de nombreuses études, dont certaines ont été reprises sur ce blog.

Ainsi, déjà en mars 2009, une étude abordait l’influence du stress sur la survenue de diabète de type 2 chez les femmes en surpoids. Elle était résumée sur ce blog à travers cet article.

En janvier 2010, une nouvelle étude montrait l’influence du stress sur la survenue de diabète de type 2 chez la femme. Elle était également abordée sur ce blog grâce à un nouvel article.

Enfin, en mai 2013, un article était consacré à une étude traitant de l’influence de la réponse de relaxation sur la sécrétion d’insuline.

Stress, inflammation et risque vasculaire…

25 août 2014

Un article paru sur le site Belge « Passion Santé » le 18 août 2014 aborde l’influence de l’inflammation dans la survenue de l’athérosclérose. Cet article s’appuie sur une étude menée par des chercheurs de l’Université de Pittsburgh qui a montré que chez les personnes où l’activité cérébrale secondaire à la visualisation d’images stressantes est intense, on retrouve un taux sanguin plu élevé d’interleukine-6 – une protéine qui joue un rôle clé dans le processus de l’inflammation – et une épaisseur plus importante de la paroi de l’artère carotide, un marqueur de risque vasculaire. Le lien entre stress, inflammation et risque vasculaire serait donc démontré. L’intérêt de diminuer le niveau de stress est donc majeur.

Le stress pénalise la réussite des enfants !

23 août 2014

Un article paru sur le site « Digischool » le 21 août 2014 confirme l’impact négatif du stress sur la réussite scolaire des enfants. Il s’appuie pour cela sur une étude menée en Australie, à l’Université de Wollongong, par Myrto Mavilidi, une chercheuse dans le développement des enfants, et publiée dans la revue « Applied Cognitive Psychology ».

Madame Myrto Mavilidi a montré que la diminution du niveau de stress des enfants améliore les résultats de ceux-ci.

Selon elle, le stress altère les capacités mnésiques ; le cerveau, focalisé par les idées angoissantes perd de ses capacités de concentration.

Parmi les pistes proposées par Madame Myrto Mavilidi, des pistes existent pour diminuer le niveau de stress des enfants. Parmi celles-ci, elle conseille « d’organiser les problèmes (de maths) du plus simple au plus compliqué, de proposer des problèmes similaires à ceux utilisés en situation d’apprentissage ; ou encore, pratiquer l’évaluation formative qui consiste en un suivi régulier des progrès de l’élève ».

Divorce, stress, insomnie et hypertension artérielle…

26 juillet 2014

Un article paru sur le site « Top Santé » le 21 juillet 2014 aborde l’influence du stress inhérent au divorce sur l’hypertension artérielle et le sommeil. Cet article fait suite à la publication d’une étude menée par l’équipe du Professeur David Sbarra, professeur agrégé de psychologie à l’Université d’Arizona, dans la revue  » Health Psychology« .

Le Professeur David Sbarra explique que lorsque les troubles du sommeil durent plus de dix semaines, l’impact qu’ils ont sur la pression artérielle est d’autant plus significatif que la tension de départ est limite. Cette hypertension artérielle est liée en partie au manque de sommeil et en partie au stress. Or, le manque de sommeil est souvent en rapport avec le stress.

Le Professeur David Sbarra est très clair :  » Les populations qui gèrent mal des évènements stressants comme un divorce, un décès ou un licenciement perdent souvent le sommeil. Ils doivent trouver une solution au plus vite pour enrayer ce phénomène car il est très mauvais pour la santé et crée un cercle vicieux« .

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