Le stress aigu favorise la cicatrisation alors que le stress chronique l’altère

16 septembre 2014

Un article paru sur le site « Santé log » le 15 septembre 2014 aborde une étude réalisée par l’équipe du Professeur Pierre Elias, professeur de dermatologie à l’Université de Californie – San Francisco (UCSF), sur l’influence bénéfique, chez la souris, des stéroïdes naturels liés à un stress psychologique aigu sur la cicatrisation de la peau. Cette étude, publiée dans le « Journal of Investigative Dermatology« , montre bien que les stéroïdes naturels, lorsqu’ils sont produits sur une brève période améliorent la cicatrisation alors qu’ils l’altèrent lorsqu’ils sont produits de manière chronique.

Pourquoi le stress empêche-t-il la motivation et le succès ?

14 septembre 2014

J’ai souvent abordé l’influence bénéfique de la motivation sur le stress. Mais, pour pouvoir motiver, il faut préalablement diminuer le niveau de stress. Un collaborateur victime d’un niveau de stress important et durable ne peut donc pas être motivé. A l’inverse, un collaborateur relativement détendu, peut être motivé et bénéficier alors de l’effet bénéfique de la motivation sur la santé, ce qui vient encore renforcer sa sérénité.

La motivation aide à diminuer les effets du stress par deux moyens.

D’une part, elle améliore notre perception. La définition du stress au travail de l’Agence Européenne pour la Sécurité et la Santé au Travail est très claire : « Un état de stress survient lorsqu’il y a déséquilibre entre la perception qu’une personne a des contraintes que lui impose son environnement et la perception qu’elle a de ses propres ressources pour y faire face ». Si on améliore la perception des ressources grâce à la motivation, le niveau de stress diminue.

D’autre part, la motivation qui provient d’une augmentation des émotions positives (sens, liberté d’action, gratitude, encouragements…) et d’une diminution des émotions négatives (reconnaissance de ses maladresses, de ses erreurs, sentiment de justice…) favorise la sécrétion d’ocytocine notamment, hormone qui diminue les effets du stress.

En revanche, jusque-là, l’influence néfaste du stress sur la motivation n’a été que peu abordé.

Dans un article intitulé « Biologie de la motivation », des chercheurs[1] abordent le rôle joué par l’acétylcholine dans la motivation. Or, le stress provoque un déséquilibre du système sympathique  – parasympathique[2] au bénéfice du système sympathique. Le taux d’acétylcholine, neuromédiateur typique du système parasympathique, diminue donc rendant la motivation biologiquement impossible.

Si l’on veut avoir des collaborateurs motivés, il est donc essentiel de faire en sorte que leur niveau de stress soit le plus bas possible et en parallèle de développer des leviers de motivations intrinsèques.

Le fait que lorsque le pourcentage de personnes éprouvant du stress augmente (63% des salariés français éprouvent du stress au travail[3]), le niveau de démotivation progresse pourrait bien illustrer ce phénomène. En effet, entre 2002 et 2014, la démotivation des salariés passe de 26% de nos concitoyens à 38%.[4]

Il convient de noter que chez les cadres supérieurs, certainement plus soumis au stress, l’évolution est encore plus franche. On passe en effet de 19% de cadres supérieurs démotivés en 2007 à 33% en 2010[5].

Diminuer le niveau de stress pour améliorer la motivation et faire en sorte qu’il soit enfin possible d’allier réussite individuelle, performance collective et… santé devient un enjeu majeur notamment au niveau de nos entreprises.


[1] Hervé Allain et Danièle Bentué-Ferrer (Département de pharmacologie – Centre Mémoire Ressources Recherche de Bretagne – Université de Rennes I) ; Lucette Lacomblez (Département de pharmacologie – Fédération de neurologie Mazarin – CHU Pitié Salpêtrière – Paris)

[2] Le système nerveux sympathique a pour neuromédiateur l’adrénaline alors que le système nerveux parasympathique a pour neuromédiateur l’acétylcholine.

[3] Sondage Opinionway – octobre 2012

[4] Source : Gallup – Ifop / Baromètre Ipsos – Edenred

[5] Outline septembre 2010

Le stress augmente le risque de diabète de type 2…

7 septembre 2014

Un article paru sur le site « Santé Log » le 1er septembre 2014 vient confirmer l’influence du stress sur le taux de sucre dans le sang, favorisant ainsi la survenue de diabète de type 2.

Cette fois, c’est une étude qui a porté sur plus de 5000 adultes actifs pendant plus de 13 ans et qui a été menée par une équipe allemande a Helmholtz Zentrum Münich qui montre que le stress augmente le risque de développer un de diabète de type 2 de 45%.

L’influence du stress sur la survenue de diabète a déjà été abordée par de nombreuses études, dont certaines ont été reprises sur ce blog.

Ainsi, déjà en mars 2009, une étude abordait l’influence du stress sur la survenue de diabète de type 2 chez les femmes en surpoids. Elle était résumée sur ce blog à travers cet article.

En janvier 2010, une nouvelle étude montrait l’influence du stress sur la survenue de diabète de type 2 chez la femme. Elle était également abordée sur ce blog grâce à un nouvel article.

Enfin, en mai 2013, un article était consacré à une étude traitant de l’influence de la réponse de relaxation sur la sécrétion d’insuline.

Stress, inflammation et risque vasculaire…

25 août 2014

Un article paru sur le site Belge « Passion Santé » le 18 août 2014 aborde l’influence de l’inflammation dans la survenue de l’athérosclérose. Cet article s’appuie sur une étude menée par des chercheurs de l’Université de Pittsburgh qui a montré que chez les personnes où l’activité cérébrale secondaire à la visualisation d’images stressantes est intense, on retrouve un taux sanguin plu élevé d’interleukine-6 – une protéine qui joue un rôle clé dans le processus de l’inflammation – et une épaisseur plus importante de la paroi de l’artère carotide, un marqueur de risque vasculaire. Le lien entre stress, inflammation et risque vasculaire serait donc démontré. L’intérêt de diminuer le niveau de stress est donc majeur.

Le stress pénalise la réussite des enfants !

23 août 2014

Un article paru sur le site « Digischool » le 21 août 2014 confirme l’impact négatif du stress sur la réussite scolaire des enfants. Il s’appuie pour cela sur une étude menée en Australie, à l’Université de Wollongong, par Myrto Mavilidi, une chercheuse dans le développement des enfants, et publiée dans la revue « Applied Cognitive Psychology ».

Madame Myrto Mavilidi a montré que la diminution du niveau de stress des enfants améliore les résultats de ceux-ci.

Selon elle, le stress altère les capacités mnésiques ; le cerveau, focalisé par les idées angoissantes perd de ses capacités de concentration.

Parmi les pistes proposées par Madame Myrto Mavilidi, des pistes existent pour diminuer le niveau de stress des enfants. Parmi celles-ci, elle conseille « d’organiser les problèmes (de maths) du plus simple au plus compliqué, de proposer des problèmes similaires à ceux utilisés en situation d’apprentissage ; ou encore, pratiquer l’évaluation formative qui consiste en un suivi régulier des progrès de l’élève ».

Divorce, stress, insomnie et hypertension artérielle…

26 juillet 2014

Un article paru sur le site « Top Santé » le 21 juillet 2014 aborde l’influence du stress inhérent au divorce sur l’hypertension artérielle et le sommeil. Cet article fait suite à la publication d’une étude menée par l’équipe du Professeur David Sbarra, professeur agrégé de psychologie à l’Université d’Arizona, dans la revue  » Health Psychology« .

Le Professeur David Sbarra explique que lorsque les troubles du sommeil durent plus de dix semaines, l’impact qu’ils ont sur la pression artérielle est d’autant plus significatif que la tension de départ est limite. Cette hypertension artérielle est liée en partie au manque de sommeil et en partie au stress. Or, le manque de sommeil est souvent en rapport avec le stress.

Le Professeur David Sbarra est très clair :  » Les populations qui gèrent mal des évènements stressants comme un divorce, un décès ou un licenciement perdent souvent le sommeil. Ils doivent trouver une solution au plus vite pour enrayer ce phénomène car il est très mauvais pour la santé et crée un cercle vicieux« .

Le stress favoriserait la prise de poids chez les femmes…

22 juillet 2014

Selon un article paru sur le site « Top Actus Santé », le 21 juillet 2014, le stress favoriserait la prise de poids de manière très significative. Selon une étude menée par des chercheurs de l’Université de l’Ohio, publiée dans la revue « Biological Psychiatry », les femmes âgées de 53 ans en moyenne qui recevaient toutes un repas de 930 calories, brulaient 104 calories de moins si elles avaient vécues un événement stressant la veille.

En période de stress, le problème est double. D’une part, l’envie de consommer des aliments riches est plus importante. D’autre part, l’organisme consomme moins de calories. Cela peut entrainer une prise de poids de l’ordre de 5 kilos par an.

L’humeur positive diminue le risque d’Accident Vasculaire Cérébral

13 juillet 2014

Un article paru sur le site « Pourquoi docteur » le 11 juillet 2014 aborde une étude, publiée sur le site « Stroke » le 10 juillet 2014, menée par l’équipe du Professeur Susan Everson-Rose de l’Université du Minnesota à Minneapolis. Selon cette étude portant sur 6749 adultes, âgés de 45 à 84 ans, et initialement exempts de maladie cardiovasculaire, les personnes qui perçoivent le monde de manière négative sont deux fois plus à risque de maladies cardio-vasculaires que celles qui sont optimistes.

Grâce à cette étude, on sait que la colère n’a aucun effet sur le risque d’Accident Vasculaire Cérébral (AVC). En revanche, le stress chronique augmente le risque d’AVC de 59 % et les symptômes dépressifs l’augmentent, eux, de 86 %.

En Chine, 1600 personnes meurent chaque jour de surmenage…

9 juillet 2014

Un article paru sur le site canadien « La Presse » le 7 juillet 2014 aborde le haut niveau de stress que vivent les cadres chinois. Selon le quotidien « China Youth Daily », chaque année 600 000 chinois meurent parce qu’ils travaillent trop. Une autre source d’information, « China Radio International », révélait en avril que 1600 personnes mouraient chaque jour par surmenage.

Selon Geoffrey Crothall, porte-parole du groupe de défense des droits des travailleurs « China Labour Bulletin », basé à Hong Kong, les cadres chinois, en plus de leurs 8 heures de travail quotidiennes, font souvent plus d’heures supplémentaires que les deux heures autorisées par la loi. D’après Yang Heqing, doyen de l’école d’économie du travail de la « Capital University of Economics and Business de Pékin », 60% des travailleurs qu’il a sondés font plus de deux heures supplémentaires par jour.

Une des remarques de Yang Heqing est intéressante car il aborde la plus grande importance accordée en Chine à la Communauté par rapport à l’individu. Il y a peut-être là, une voie à étudier pour tenter d’endiguer le phénomème.

Stress et infarctus, deux nouvelles hypothèses…

6 juillet 2014


Nous avions vu, il y a quelques jours, un mécanisme pouvant expliquer la survenue d’un infarctus suite à de grands stress. Il s’agissait de l’augmentation du taux de fer suite à la libération de noradrénaline (hormone du stress), lequel taux de fer favorisait la dispersion de bactéries qui réalisaient un film protecteur de la plaque d’athérome. Pour se libérer du film, les bactéries secrétaient des enzymes qui fragilisaient la plaque d’athérome.
Une nouvelle étude, parue sur le site internet de « Nature medicine » le 22 juin 2014 aborde une autre hypothèse. Lors d’un stress chronique, sous l’influence de la noradrénaline, la moelle osseuse serait plus active, produisant plus de précurseurs des cellules sanguines et augmentant de ce fait le nombre de globules blancs notamment des neutrophiles et des monocytes inflammatoires, cellules qui viendraient alors fragiliser la plaque d’athérome.
A suivre…

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