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ADP publie une étude sur la motivation au travail en Europe

En partenariat avec Circle Research, ADP (Automatic Data Processing) a réalisé une enquête en ligne auprès de plus de 2500 personnes réparties en Allemagne, en France, en Italie, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni. Le but était de comprendre les différents leviers de la motivation au travail des salariés européens et le rôle des RH pour la développer. Certains points très positifs ressortent comme le fait que 65% des participants se sentent soutenus par leur hiérarchie, ou encore que 69% des salariés sont en de bons termes avec leurs collègues. En revanche, 46% se sentent mal compris par leur employeur, ou déclarent qu’il ne voit pas leur potentiel. Différents moyens d’action sont abordés pour améliorer les conditions de travail de chaque collaborateur.

La motivation au travail au coeur des performances d’une entreprise

La motivation au travail est ce qui va donner envie aux collaborateurs de se mettre en action. Elle impacte donc directement les performances de l’entreprise, et son succès. Cette étude montre l’importance du rôle de l’employeur et du manager dans cet objectif tant le potentiel inexploité de certains collaborateurs ressort de cette enquête. Connaître ses collaborateurs, leurs besoins, leur potentiel, leur vision, les rendre acteurs de leur parcours ou encore l’importance d’écouter leur façon de voir leur travail et les conditions de leur réussite apparaissent comme des éléments clés de cette étude.

Les raisons énoncées pour lesquelles on va au travail

Un excellent point à ce sujet, 20% des participants déclarent aller travailler parce qu’ils adorent ce qu’ils font et que cela s’apparente davantage à des vacances qu’à un travail. Aussi, 48% des répondants déclarent aller au travail pour des raisons relativement personnelles comme le plaisir de retrouver ses collègues ou le plaisir d’accomplir pour son entreprise des missions qui nous plaisent. En revanche, 51% des personnes interrogées déclarent aller au travail afin de se payer ce dont ils ont envie ou besoin. Ce sont donc pour eux des motivations extrinsèques au travail qui les animent.

Enfin, concernant l’engagement au travail, 10% des répondants affirment que leur désir d’apprendre et d’avancer dans leur carrière est ce qui les motive le plus au travail. Cela fait écho aux travaux de Teresa Amabile qui ont montré que 76% des participants de son étude ont affirmé que les journées les plus satisfaisantes sont celles où ils ont progressé vers un but (voir à ce sujet la tribune de Focus RH rédigée par le docteur Philippe Rodet).

Le bien-être mental des salariés européens

Parmi les répondants, seuls 18% pensent que leur employeur a reçu une formation au sujet du bien-être des employés. Moins de 25% considèrent que leur employeur a pris des mesures pour préserver la confidentialité des feedbacks, offrir un accès à des services de conseil, former les managers aux bien-être des collaborateurs, organiser des sessions de gestion du stress, proposer des sessions de méditation de pleine conscience, des stages de retour à l’emploi ou encore des sessions de sensibilisation aux préjugés inconscients. Ce sont différents moyens de limiter la frustration et la démotivation de ses collaborateurs, et d’améliorer le bien-être au travail de son équipe.

L’intérêt de connaître ses collaborateurs : développer l’écoute de ses collaborateurs

Il pourrait paraître normal pour un manager de bien connaître son équipe, les motivations des uns, les envies des autres, et surtout le potentiel de chacun pour stimuler et engager ses collaborateurs. De la même façon, connaître la situation familiale de chacun, s’il vit en couple, s’il a des enfants, cela pourrait expliquer pourquoi un collaborateur est un petit peu moins en forme en ce moment. En fait, ce qui ressort de cette étude, c’est une énorme distance entre les besoins des collaborateurs, et la vision de l’employeur. Il y a tout de même 48% des personnes, soit près d’une sur deux qui répond à la question : « Dans quelle mesure mon employeur me comprend » par « pas du tout » ou « il me connaît, mais ne me comprend pas ou ne valorise pas mon potentiel ». Or, il y a un lien direct entre la performance d’une entreprise et l’optimisation de ses ressources humaines. Il existe donc un puissant levier à ce niveau : développons l’écoute de nos collaborateurs pour leur fixer des objectifs au bon niveau et ainsi mieux adapter leurs missions à leurs capacités.

L’absentéisme

Cet article publié dans La Tribune l’an dernier montrait que l’absentéisme était relativement stable en France, à environ 17 jours par an. Cette nouvelle étude publiée par ADP apporte un éclairage nouveau, et montre d’une part qu’il arrive à un salarié sur 10 de parfois ne pas vouloir se rendre au travail plusieurs fois dans la semaine, et 21% des répondants affirment qu’il est acceptable de prendre une journée de congé maladie pour s’éloigner un petit peu de son travail si cela ne se produit qu’une fois par an ! Il y a encore du travail sur le chemin de la responsabilité de chacun.

Le désengagement

Les auteurs de l’étude mettent en garde au sujet des personnes souhaitant partir de leur entreprise pour limiter les pertes liées au désengagement : moins de contributions, une baisse de la productivité, une augmentation du turn-over, etc. Ils mettent d’ailleurs en avant les liens qui existent entre la volonté de partir et le manque de satisfaction envers leur salaire. Ils ont également remarqué, ce qui confirme les résultats obtenus dans de nombreuses études à ce sujet, que la satisfaction au travail augmente avec l’âge. En effet, les recherches à ce sujet montrent qu’on a généralement une grande satisfaction au travail lorsque l’on rentre dans le monde du travail, car on est impatient d’obtenir son premier salaire. Cet élan est de courte durée, et la satisfaction au travail a tendance à rapidement chuter. Puis, petit à petit, on trouve des solutions à nos difficultés, pour finalement trouver un travail en adéquation avec nos envies, nos besoins, nos capacités, ce qui nous permet de nous épanouir. Ces résultats sont donc très cohérents.

Conclusion

Il s’avère que la gestion des ressources humaines de nos entreprises a besoin d’être optimisée. La cohésion, le sentiment d’appartenance, la qualité du collectif de travail, la culture d’entreprise… sont essentielles pour développer l’envie de chacun d’œuvrer à la réussite de son entreprise. Il n’y a plus qu’à agir pour une meilleure gestion des ressources humaines.

Découvrez le communiqué de presse de cette étude ADP en cliquant ici.

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