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« L’Usine Nouvelle » s’intéresse au management bienveillant

Sous la plume de Christophe Bys, « L’Usine Nouvelle » présente une interview de Philippe Rodet à l’occasion de la parution du livre co-écrit avec Yves Desjacques : Le management bienveillant.

Voici les questions posées et quelques réponses.

Que viennent faire les managers dans cette recherche d’équilibre ?

Ils ont un rôle essentiel à jouer. Un manager doit être vigilant sur les comportements des uns et des autres. Ce n’est pas si fréquent de trouver des managers qui sont capables de dire merci, de donner du sens au travail de chacun, ou de reconnaître leurs propres maladresses.

La grande difficulté vient que quand on est tendu, on produit du cortisol, une hormone qui nous rend agressif, ce qui rend difficile la bienveillance. Le risque qu’un cercle vicieux s’enclenche est fort : on est tendu, donc stressé et peu bienveillant, ce qui rend la situation un peu plus tendue…

Pensez-vous qu’il faudrait aussi noter les managers sur des critères comportementaux ?

Le stress dont vous parlez est le mauvais stress. Que faites-vous du bon stress ?

Le bon stress n’existe pas, c’est une réaction non spécifique du corps. Entendons-nous bien : il est bon si c’est une réaction grâce à laquelle on évite un accident. Mais on ne peut pas dire qu’il existerait des situations où il est bon d’être stressé.

Dans votre livre, vous insistez sur le fait que le stress est haut mais que les facteurs de défense n’ont jamais été aussi bas. Pouvez-vous nous expliquer ce point ?
Quel rôle jouent les technologies numériques ? Réduisent-elles ou augmentent-elles le stress ? 

Elles ont accéléré le temps. Avant, quand vous receviez un courrier, vous le lisiez et dans la journée si c’était important vous dictiez une réponse, que vous relisiez. Aujourd’hui, si vous n’avez pas répondu dans les deux heures, on vous appelle. Parfois, j’ai l’impression que l’essentiel n’est plus de penser mais d’agir à tout prix, comme si le temps de la réflexion ne servait plus à rien, qu’il était assimilé à un temps passif. Or, pour avoir la bonne idée, il faut prendre le temps de réfléchir. On ne peut pas y échapper. J’ai eu la chance de connaître Jacqueline de Romilly, académicienne et spécialiste de la Grèce antique. Elle disait dès les années 90 qu’il fallait retrouver le temps de la pensée. Elle percevait que c’était un enjeu capital.

Quel regard portez-vous sur la situation actuelle ?

Pour retrouver l’ensemble des réponses, merci de suivre ce lien.

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