Intégration d’une culture de prévention durable des TMS – Étape 1- Portrait systémique d’une grande entreprise manufacturière

30 avril 2011

L’IRSST vient de publier une étude qui s’insère dans une séquence de projets, dont le but est d’implanter une culture de prévention durable des troubles musculo-squelettiques (TMS) dans une grande entreprise du secteur manufacturier. La première étape, qui est l’objet de cette étude, a consisté à faire un portrait systémique de l’entreprise.

Il semblerait que la façon de prévenir durablement les troubles musculo-squelettiques (TMS) soit d’implanter une culture de la prévention dans les milieux de travail. Diverses modalités s’avèrent prometteuses à cet égard, et il apparaît que l’implantation simultanée de plusieurs d’entre elles favoriserait le succès. Cette recherche est le premier volet d’une séquence de projets visant à intégrer une culture de prévention durable des TMS dans les établissements. Elle a permis de dresser un portrait systémique d’une grande entreprise manufacturière pour poser un diagnostic ergonomique. Cela a permis de cibler les activités de prévention à y implanter et de jeter les bases méthodologiques de la réalisation de deux autres portraits, soit trois mois suivant l’intervention et deux ans plus tard. Il sera ainsi possible de vérifier comment une intervention à multiples facettes peut permettre d’atteindre un objectif de prévention durable ou pas, et sinon, d’expliquer pourquoi. Les connaissances découlant de cette étude pourront être transférées à d’autres établissements.

Pour télécharger le document intégral veuillez visiter : http://www.irsst.qc.ca/-publication-irsst-integration-culture-prevention-durable-TMS-etape-1-portrait-systemique-une-grande-entreprise-manufacturiere-r-688.html

Maura Tomi

Direction des communications – IRSST

Douleur, dépression, incapacité et résultats de la réadaptation

23 avril 2011

Une nouvelle étude publiée par l’IRSST a examiné la valeur prédictive des symptômes de dépression sur les faibles résultats de la réadaptation des individus ayant subi une lésion musculo-squelettique au travail. Ces symptômes ont été évalués au début du programme de réadaptation, puis utilisés pour prédire les données symptomatiques et les capacités fonctionnelles mesurées à la fin du traitement, ainsi qu’au moment du suivi, 12 mois plus tard.

Les chercheurs ont vérifié si les symptômes initiaux de dépression permettaient de prédire l’évolution de la réponse des individus participant à un programme de réadaptation, le retour au travail et le maintien à l’emploi. Ils ont évalué la valeur prédictive de ces symptômes tout en observant les autres facteurs de risque psychosociaux en lien avec la douleur chronique et l’incapacité.

La possibilité d’identifier les personnes à risque d’une absence prolongée, avant que leur problème ne se chronicise, permettrait de prévenir ou de réduire considérablement leur souffrance. De plus, l’identification des personnes moins susceptibles d’obtenir un bon résultat de la réadaptation faciliterait la mise en place d’interventions améliorant leurs chances d’une réinsertion dans le milieu de travail.

Pour télécharger sans frais le document, veuillez visiter : http://www.irsst.qc.ca/-publication-irsst-douleur-depression-incapacite-resultats-readaptation-r-686.html

Maura Tomi

Direction des communications – IRSST

www.irsst.qc.ca

La crise économique favorise le suicide

20 avril 2011

Selon un article paru sur le site « Sant » Log », le 18 avril 2011, une étude des US Centers for Disease Control and Prévention publiée dans l’édition en ligne du 14 avril de l’American Journal of Public Health montre le lien entre l’augmentation du taux de suicide et les crises économiques. Il semblerait que plus la crise économique est sévère, plus le taux de suicide est important, notamment pour les personnes en âge de travailler.

Selon les auteurs de cette étude, si le taux de suicide augmente lors des périodes de récession – il était ainsi passé de 18/100 000 en 1928 à 22,1/100 000 en 1932 – il diminue dans les périodes économiquement plus favorables.

L’augmentation du risque suicidaire avec la crise avait déjà été abordé sur ce blog, notamment dans un article du 25 décembre 2008.

Ces éléments sont importants à savoir car ils justifient une plus grande vigilance vis à vis des personnes à risque durant les périodes économiquement difficiles.

Jesus Navas et sa fracture de stress…

13 avril 2011

Selon un article du site « VBC Foot », en date du 13 avril 2011, le prodige du FC Séville, Jesus Navas (25 ans) est victime d’une fracture de stress. Ce blog ayant peu tendance à aborder les événements footballistiques, s’il traite de ce sujet c’est en raison de la pathologie dont souffre ce joueur de talent. La fracture de stress, appelée aussi fracture de fatigue, survient en général plus facilement lorsque la personne est victime d’un certain niveau de stress ou lorsque la motivation est effondrée. Or, on sait que si la motivation s’effondre, l’expression des effets du stress est plus importante. L’influence de la motivations sur la fracture de stress a été à l’origine d’une étude[1], parue le 16 avril 2008, menée en Israël auprès d’une population de militaires. Cette étude confirme que la survenue de fractures de stress chez les femmes est d’autant plus fréquente que le niveau de motivation de celles-ci est bas.

On peut donc avancer l’hypothèse que le niveau de motivation du joueur sévillan est peut-être moins important que par le passé, laissant ainsi s’exprimer d’avantage les effets du stress.


[1] Eur J Appl Physiol. 2008 Apr 16 [Epub ahead of print]

Motivation, cohesion, satisfaction, and their relation to stress fracture among female military recruits.

Hadid A, Evans RK, Yanovich R, Luria O, Moran DS.

Heller Institute of Medical Research, Sheba Medical Center and the Sackler Faculty of Medicine, Tel Aviv University.

« Absentéisme, présentéisme et stress » sur Focus RH

12 avril 2011

Le 12 avril 2011, une nouvelle tribune de Philippe Rodet intitulée « Absentéisme, présentéisme et stress » vient de paraître sur le site de Ressources Humaines « Focus RH« . Pour la lire, il suffit de cliquer sur le mot tribune.

Tabagisme et risque suicidaire…

10 avril 2011

Un article paru sur le site de l’ »Information Hospitalière », le 7 avril 2011 aborde une étude parue dans la revue canadienne de psychiatrie et présentée par le docteur Daniel Yaworski, psychiatre de l’Université de Manitoba à Winnipeg.  Si cette étude, qui a porté sur 34 653 personnes, montre que le tabagisme va de paire avec une augmentation du risque suicidaire, elle permet également de voir que l’arrêt du tabagisme engendre une baisse significative de ce risque.

Il convient de remarquer que plus le tabagisme est important, plus le risque suicidaire est élevé.

Le sel diminuerait les réactions de stress chez le rat et améliorerait les relations sociales

7 avril 2011

Un article paru sur le site canadien « Psychomédia« , le 6 avril 2011 traite d’une étude menée par l’équipe du Professeur Eric Krause (Professeur assistant de recherche dans la division des sciences de base du département de psychiatrie et de neurosciences comportementales) de l’Université de Californie à San Francisco sur l’influence du sodium sur la réaction au stress. Cette étude a été publiée dans « The Journal of Neuroscience » du 6 avril 2011. Eric Krause a constaté que des rongeurs qui avaient reçu du chlorure de sodium (sel) avaient des réactions au stress et à la vie sociale différentes.

Dans une situation de stress, les rats qui avaient reçu du chlorure de sodium sécrétaient moins d’hormones du stress, augmentaient moins leur fréquence cardiaque et leur pression artérielle.

Dans une situation d’interaction sociale, les rats étaient plus interactifs, certainement en rapport avec une augmentation de l’ocytocine.

A suivre…

Le stress des mésanges …

4 avril 2011

Un article paru sur le site « Sur la toile« , le 3 avril 2011 aborde une étude menée par l’Université de Berne sur l’influence du stress sur les mésanges charbonnières. Si la femelle mésange est victime d’un stress lié à la présence de rapaces, les ailes de ses petits seraient plus longues. Cette envergure plus importante, qui pourrait permettre aux jeunes mésange de mieux fuir en cas de danger, semble durer dans le temps puisqu’elle persiste un an après la naissance. Ce phénomène serait lié à l’influence du stress sur la composition chimique des oeufs.

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