La biologie pour aider à différencier burn out et dépression…

24 février 2011

Un article paru sur le site « Techno-Science » le 23 février 2011 aborde une récente étude, menée par le Professeur Sonia Lupien (Directrice scientifique du Centre de recherche Fernand-Seguin de l’Hôpital Louis-H. Lafontaine et professeur titulaire au Département de psychiatrie de l’Université de Montréal) et Robert-Paul Juster (affilié au Centre de recherche Fernand-Seguin de l’Hôpital Louis-H. Lafontaine et au Centre d’études sur le stress humain, doctorant au Département de neurologie et neurochirurgie de l’Université McGill), consacrée en partie aux moyens biologiques de confirmer le diagnostic de burn out en cas de doute avec une dépression. En effet, dans ces deux cas, les symptomes sont très proches et le diagnostic clinique est souvent difficile. Il semblerait que le dosage du cortisol puisse aider puisque en règle générale, celui-ci est abaissé en cas de burn out et élevé en cas de dépression. L’intérêt du diagnostic est important car si l’on confond un burn out avec une dépression, on va administrer des antidépresseurs qui vont faire baisser le taux de cortisol qui est déjà trop bas.

Stress et chute des cheveux : un remède en vue ?

23 février 2011

Un article paru sur le site du journal « La Voix du Nord » aborde une étude menée aux Etats-Unis sur l’influence d’une substance pour éviter la chute des cheveux.

Cette étude, menée notamment par le docteur  Million Mulugeta, professeur de médecine adjoint à la faculté de médecine de l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA), montre que si une substance vient bloquer la production de CRF (Corticotrophin Releasing Factor), les poils des souris disparus dans un contexte de stress chronique repoussent.

Dans cette étude, le contexte est un peu particulier. Des souris ont en effet été modifiées génétiquement pour produire beaucoup de cortisol – l’hormone du stress – en stimulant la production de son précurseur, le C.R.F.

Si l’on administre une substance (Astressin B) qui vient bloquer l’effet du CRF et donc l’effet de l’hormone du stress qu’est le cortisol, les poils des souris repoussent.

On sait depuis longtemps chez l’être humain qu’un taux élevé de cortisol entraine une chute des cheveux.

En revanche, toutes les alopécies ne semblent pas liées à une hypercortisolémie, loin de là. Or, dans le cas de l’étude, c’est bien ce type d’alopécie qui est étudié.

En outre, quels seraient les autres conséquences sur la santé d’un blocage de la production de cortisol pendant plusieurs jours ?

Les déplacements domicile-travail sont de vraies sources de stress…

21 février 2011

Un article paru sur le site « Zevillage », le 21 février 2011, rend compte d’une enquête Regus, réalisée par l’Institut MarketingUK auprès de 10 000 personnes dans 78 pays, qui analyse les sept grands maux des trajets domicile-travail.

Selon cette enquête, le premier des maux correspond aux embouteillages automobiles ou aux trains et bus bondés. Ils sont en effet la première source de stress lié au déplacement domicile-travail pour plus de 72 % des personnes interrogées.

Arrivent ensuite les retards et interruptions de service (57%), les conducteurs dangereux (35 %), la pollution et le réchauffement climatique (32 %), le manque d’information de la part des prestataires de service (26 %), les conversations bruyantes au téléphone (23 %) et l’agressivité au volant (19 %).

Identification des déterminants de l’incapacité liés au travail et à la santé psychologique – une approche systématique

18 février 2011

L’Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail (IRSST) vient de publier une approche systématique d’identification des déterminants de l’incapacité liés au travail et à la santé psychologique dans un secteur ciblé.

Cette approche se situe au sein d’un cycle d’activités permettant d’évaluer, d’implanter un changement, d’évaluer l’efficacité des stratégies pour finalement réévaluer la santé psychologique des employés et doit se faire de concert avec l’employeur. L’approche comprend l’utilisation d’une batterie de questionnaires validés qui peuvent d’abord être utilisés afin d’identifier auprès de l’ensemble des employés d’une organisation les principaux facteurs déterminants de l’incapacité au travail. Les chercheurs proposent également un journal de bord qui permet d’évaluer de façon plus approfondie la charge de travail des employés lors d’une journée type de travail. Le volet du développement de l’outil d’évaluation de la charge de travail s’inscrit dans la globalité de la recherche, ayant comme but de mieux comprendre les facteurs explicatifs de l’incapacité au travail.

Ce dispositif pourra également être adapté et modulé en vue de l’utiliser dans d’autres organisations. Bon nombre d’entreprises procèdent déjà à des sondages visant à évaluer la santé de leurs employés. Cependant, l’un des avantages majeurs à y procéder avec une équipe de recherche externe au milieu de travail est le haut niveau de crédibilité apportée au processus et la diminution du risque de conflit d’intérêts, comparativement à l’utilisation d’un sondage bâti par des membres internes de l’organisation.

Le document peut être téléchargé gratuitement >>

Les facteurs reliés aux absences prolongées du travail en raison d’un trouble mental transitoire : développement d’un outil de mesure

18 février 2011

L’Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail (IRSST) vient de publier une étude qui cible, pour la première fois, les facteurs liés à l’absence prolongée et au retour au travail chez des individus présentant un trouble mental transitoire.

Il ressort de cette étude que les perceptions et les représentations des travailleurs, les facteurs de l’organisation et de l’environnement du travail ainsi que les facteurs liés au régime d’assurance agissent en synergie pour favoriser ou nuire au retour au travail des personnes.

Le résultat principal de cette étude est la création d’un outil d’évaluation qui tient compte de l’ensemble des systèmes personnel, médical, de l’environnement de travail et de l’assureur qui contribuent à créer, maintenir ou réduire l’incapacité à long terme. Cette position est appuyée par des études qui reconnaissent la nature multifactorielle de l’incapacité prolongée en raison de trouble mental. Il s’agit de la première étape d’une approche intégrée de traitement et de réadaptation pour les travailleurs.

Pour télécharger l’étude >>

Performance et bien-être…

14 février 2011

Dans une tribune parue sur le site de Ressources Humaines « Focus RH« , le 14 février 2011, Philippe Rodet aborde le lien entre performance et hormones. Ainsi, la dopamine serait l’hormone de la motivation et donc de la performance individuelle et l’ocytocine serait l’hormone des relations humaines et donc de la performance collective.

Pour lire l’article, merci de cliquer sur le logo du site « Focus RH » .

« Les clés de la gestion du stress en entreprise » abordées dans « Prescriptions Santé »

12 février 2011

Dans le mensuel « Prescriptions Santé » de Décembre 2010, un article intitulé « Les clés de la gestion du stress en entreprise » cite Philippe Rodet.

Pour lire l’article, merci de cliquer sur le logo.

Colloque « Santé psychologique » de l’IRSST

10 février 2011

Plus de 330 personnes ont participé au colloque institutionnel de l’IRSST. Le thème de l’événement fut la « Santé psychologique : des solutions pour mieux intervenir dans les milieux de travail ».

Toutes les recherches présentées lors de cet événement étaient des travaux  financés par l’IRSST. De plus, une nouveauté cette année, des représentants de milieux de travail ont été invités à partager leurs expertises et leurs expériences sur la façon d’implanter des solutions et ce, dans une perspective de prévention et de retour au travail durable. Ce qui fut fort intéressant. À vous d’en découvrir plus en regardant les extraits vidéos : http://www.irsst.qc.ca/conference-sante-psy-videos.html

Un taux bas de Neuropeptide Y diminue la résistance au stress et augmente le risque de dépression.

8 février 2011

Un article paru sur le site « Science Daily » le 7 février 2011 aborde une étude menée par une équipe de chercheurs de l’Université de Michigan, parue dans les Archives of General Psychiatry, qui montre que le taux de Neuropeptide Y influe sur le risque de développer un épisode dépressif majeur.

On avait déjà abordé dans un article de ce blog l’influence du taux de Neuropeptide Y sur la résistance au stress. Plus ce taux est élevé, plus le patient résiste à des niveaux importants de stress.

Aujourd’hui, le Professeur Brian Mickey, MD, Ph.D., professeur adjoint au Département de psychiatrie de l’Université du Michigan Medical School et chercheur à l’Unité moléculaire et comportementale de l’Institut des Neurosciences, montre que les patients dont les gènes prédisposent à produire moins de Neuropeptide Y ont plus de risque de présenter une dépression sévère.

Les chercheurs espèrent que ces travaux aideront aussi bien à des diagnostics plus précoces qu’à l’émergence de nouvelles hypothèses thérapeutiques.

En situation de stress, les modes de réaction des femmes seraient plus performants…

6 février 2011

Une étude parue en décembre 2010 dans le Journal of Applied Social Psychology aborde l’influence de la caféine en cas de stress.

Selon cette étude, si des hommes stressés prennent de la caféine, ils deviennent moins performants, intellectuellement parlant. Alors que des femmes exposées aux mêmes conditions, augmentent elles leurs performances intellectuelles.

Cela pourrait provenir de l’influence d’une hormone qui, en situation de stress, ne s’exprime pas de la même manière chez les hommes et les femmes : l’ocytocine.

En effet, selon les travaux du docteur Laura Cousin Klein, Ph.D., professeur adjoint de la santé au Biobehavioral Penn State University, en situation de stress, la femme et l’homme secrètent tous les deux de l’ocytocine. En revanche, l’effet de l’ocytocine est amplifié chez la femme en raison de la présence des œstrogènes alors qu’il est diminué chez l’homme par la testostérone.

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