Nouveau suicide dans une filiale de Foxconn Technology en Chine
25 juillet 2010

Un article paru sur le site « bestofmicro » le 21 juillet 2010 nous informe d’un nouveau suicide d’un stagiaire de 18 ans survenu le mardi 25 juillet dans l’une des filiales de Foxconn Technology en Chine. On se souvient des mesures mises en œuvre par ce groupe au printemps après plusieurs suicides et notamment de l’augmentation significative des salaires.
C’est un sujet que l’on avait déjà abordé sur ce blog.
Un blog sur… le plaisir au travail !
21 juillet 2010

Un blog sur le plaisir au travail a vu le jour il y a quelques mois. Récemment, Benoît Serain, cadre passionné par la qualité des relations humaines, et Philippe Rodet viennent de rédiger pour la revue de l’Association Nationale des Directeurs de Ressources Humaines, « Personnel » une tribune intitulée : « Plaisir et Travail : deux notions antagonistes ? »
L’alchimie du Mieux Vivre en Entreprise
18 juillet 2010
Dans son numéro de juillet 2010, la revue « RH&M » consacre un article à la table ronde organisée le 8 juin par l’Institut du Mieux Vivre en Entreprise et dont le thème était « L’alchimie du Mieux Vivre en Entreprise« .
Pour lire l’article, cliquez sur les images.
Philippe Rodet parle du stress des adolescents à l’Université de Vienne en Autriche
13 juillet 2010
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Le 13 Juillet 2010, Philippe Rodet est intervenu à l’Université de Vienne, en Autriche, à l’occasion du Congrès international de l’IFOTES, organisme qui regroupe des structures de différents pays telles que « SOS Amitié » en France.
Le thème du Congrès était « Listening for Peace ».

Philippe Rodet, après avoir exprimé l’honneur qu’il éprouvait à intervenir dans ce cadre, a remercié les responsables de l’IFOTES de l’avoir invité avant d’aborder, pendant quarante cinq minutes, l’influence du stress sur la violence des adolescents.
Il a commencé par définir le stress en s’appuyant sur les propos d’un austro-hongrois de référence en la personne de Hans Selye.
En ce qui concerne les causes, il a parlé de causes lointaines, c’est-à-dire secondaires à des stress survenus durant la grossesse puis de causes génétiques : mutation du gène codant pour la MAO (Mono Amine Oxydase), dénommé MAO-A ou du gène DAT-1 impliqué lui dans le fonctionnement de la sérotonine. Il a insisté sur le fait que si les adolescents porteurs de ces mutations génétiques vivaient dans un milieu « difficile », ils étaient plus agressifs alors que si ceux-ci évoluaient dans un milieu structuré, ces jeunes avaient une évolution normale.
Enfin, il a abordé les causes contextuelles telles que la surcharge d’activité notamment chez les enfants perfectionnistes, la perte du vrai désir en faisant référence aux travaux d’Alice Miller, le temps de sommeil parfois insuffisant, les parents pessimistes ou qui peinent à faire la part des choses exerçant de ce fait une trop grande pression d’enjeu et…l’échec scolaire. Il a alors fait remarquer que l’échec scolaire est source de stress et que le stress est source d’échec scolaire.
Il a ensuite abordé les mécanismes du stress, expliquant alors pourquoi un phénomène initialement bénéfique peut devenir actuellement toxique.
Les conséquences du stress ont été abordées sous trois angles, en terme de santé tout d’abord (problèmes moraux, cardio-vasculaires, immunitaires…), en terme de résultats scolaires ensuite (étude de Gary Evans en 2009 menée aux Etats-Unis qui montre qu’un enfant victime de nombreux stress entre 0 et 3 ans aura un déséquilibre hormonal à l’adolescence qui réduira ses capacités intellectuelles) et enfin, en terme de performance sportive.
Philippe Rodet a ensuite fait part de son intérêt pour les travaux du Professeur Jean-Jacques Breton, professeur de psychiatrie canadien, à l’origine de travaux sur les « facteurs de protection ». Après avoir cité Jean-Jacques Breton « si on favorise ces facteurs de protection, les gens peuvent améliorer leurs capacités à faire face aux événements stressants », il a abordé quelques « facteurs de protection », susceptibles de diminuer le stress et donc l’agressivité : la présence d’objectifs dans la vie, la manière d’aborder les problèmes, le sens que le jeune donne à sa vie, la richesse des liens sociaux, les valeurs…
Philippe Rodet a ensuite présenté sept points en harmonie avec les « facteurs de protection » et destinés à améliorer le mieux être des adolescents :
- Aider à faire la part des choses, à relativiser
- Aider à trouver la voie de l’action pour ne pas subir
- Aborder les objectifs de l’adolescent dans sa vie…
- Encourager encore et toujours
- Savoir être plus positif que la logique le voudrait
- Transmettre de l’optimisme
- Aborder l’engagement
Une intervention suivie de forts beaux échanges avec la salle et conclue par de très longs applaudissements.
Le stress des cadres…
3 juillet 2010

Un article paru sur le site du journal Capital le 2 juillet 2010 aborde le récent baromètre de la CFE-CGC sur le stress des cadres. Selon celui-ci, les cadres vivent des niveaux de stress importants : Plus de 80% des cadres interrogés par la centrale syndicale évaluent leur stress à 6,2 sur 10. En outre, 62% des cadres interrogés souffriraient de troubles du sommeil, 24% vivraient des tensions conjugales et 5% auraient des idées suicidaires.
Pour éviter la « dépression collective », il faut devenir acteur de la vie politique
3 juillet 2010

Nombre de nos concitoyens vivent dans un monde pauvre en sens ou le principal plaisir passe par une réussite individuelle avant tout financière. Ce phénomène, qui traverse toutes les couches de la société, est extrêmement fragilisant. D’une part, il est source de plaisirs souvent éphémères et d’autre part, en cas de crise, il risque de se tarir.
Le plaisir inhérent à la consommation est un plaisir de courte durée car, à l’image d’une bonne nouvelle, il se dilue très vite dans le temps. En outre, il est avant tout vecteur d’un sentiment de réussite moins efficace sur le plan moral qu’un sentiment d’utilité.
Il y a donc, chez nombre de personnes, une grande fragilité liée à la « pauvreté » du sens. Or, on s’est aperçu à travers différentes études que le sens, notamment au niveau professionnel, est un des moyens de diminuer les effets du stress.
Parallèlement à cet état de fait, beaucoup de nos concitoyens vivent relativement isolés. Or, le soutien social est lui aussi très protecteur. En effet, une étude canadienne a montré que « une absence de soutien augmenterait de 31 % et de 43 % respectivement le niveau de stress et d’anxiété chez les hommes et les femmes ».
Enfin, une majeure partie de nos concitoyens a l’impression de ne pouvoir agir sur la situation actuelle – dans la mesure où les jeux d’influence internationaux sont intenses – et de devoir se contenter de la subir. Or, comme l’exprime à merveille Paul Ricœur, « la souffrance, c’est l’amputation du pouvoir d’agir ».
Dans un contexte de crise larvée, à une période où l’avenir apparaît incertain et flou, dans un contexte où le sentiment du mépris est très fort, le niveau moyen de mal être des citoyens risque de s’accroitre. Et, comme le formulait Jean-Paul Delevoye, « la société française » pourrait présenter »tous les symptômes d’une dépression collective« .
Il est donc urgent de renouer avec une vision d’avenir et une forme de considération de chacun. La vision porte en elle les germes de l’engagement, source de sens et de solidarités, génératrices de lien social, de soutien social.
Face à un tel contexte, dans les premiers temps, dans les années 90, le remède à été l’engagement associatif. Au fur et à mesure que les citoyens se désinvestissaient de la vie politique, ils s’impliquaient dans le monde associatif, une implication elle aussi riche en sens et en soutien social. Si l’action politique apparaissait difficile, on se réfugiait dans une action d’ambition plus limitée mais dont on était un acteur clé.
Aujourd’hui, la souffrance morale est telle qu’il faut des leviers beaucoup plus puissants; il faut trouver les moyens de permettre à nos concitoyens de devenir de nouveau… acteurs mais, cette fois, de la vie politique !
Pour ce faire, pourquoi ne pas rêver à l’émergence d’un courant de pensée issu de l’engagement de femmes et d’hommes issus d’horizons différents, avant tout mus par un solide sens de l’intérêt général, destiné à faire émerger quelques propositions en faveur du… bien commun !














