Sensibilité au stress et risque de mort subite

30 avril 2009

fotolia_1808550_xs

 Selon une étude, menée par des chercheurs du Centre de recherche cardiovasculaire de Paris, publiée dans la revue « European Heart Journal » une élévation trop importante de la fréquence cardiaque lors d’un stress va jusqu’à doubler le risque d’arrêt cardiaque ultérieur.

Dans le cas de l’étude le stress correspond à l’appréhension de l’épreuve d’effort.

Chez les hommes présentant suite à ce stress là une augmentation très faible de la fréquence cardiaque, il n’y a pas eu de mort subite par arrêt cardiaque.

L’ANACT alerte sur les conséquences de la crise sur le moral des salariés

30 avril 2009

Une interview paru sur le site du journal « Le Figaro » le 29 avril 2009 aborde les conséquences de la crise financière sur la santé des salariés. Cette interview de Julien Pelletier fait suite à une étude menée par l’ANACT (Agence Nationale pour l’Amélioration des Conditions de Travail) sur l’impact des licenciements sur la santé des travailleurs.

Il ressort de cette étude un fort impact de la crise notamment sur le moral des salariés : « Les restructurations provoquent chez les salariés licenciés une hausse des problèmes de dépression, d’anxiété, de détresse psychologique ».

Des résultats qui s’avèrent en harmonie avec les propos de Margaret Chan, la directrice Générale de l’OMS qui dès le 9 octobre 2008 alertait : « Nous ne devrions pas sous-estimer les turbulences et les conséquences probables de la crise financière. Il ne faudra pas être surpris de voir plus de personnes stressées, plus de suicides et plus de désordres mentaux ».

Des résultats toujours conformes avec l’augmentation de la fréquentation des lignes téléphoniques de soutien psychologique que ce soit au Canada, aux U.S.A., au Japon ou encore en Russie.

De notre côté, nous avions choisis d’alerter dès octobre 2008 grâce au blog « Au secours les gens vont mal », relayé sur Facebook grâce au groupe du même nom.

Les couples canadiens travaillent de plus en plus…

28 avril 2009

 Un article paru sur le site canadien « La Presse Affaires » du groupe « Cyberpresse », le 25 avril 2009 explique la progression du niveau de stress des familles canadiens par l’augmentation du temps de travail des couples. Cet article s’appuie sur une étude de la sociologue Katherine Marshall, parue le 24 avril 209 dans « L’Emploi et le revenu en perspective », qui montre qu’en 30 ans, le nombre moyen d’heures travaillées par couple est passé de 58 à 65 heures par semaine.

Cette progression est liée à l’augmentation du nombre de couples où les deux conjoints travaillent. « En 1976, les familles où les deux conjoints travaillaient à l’extérieur ne représentaient que 4 ménages sur 10, contre 7 sur 10 maintenant ».

Cette activité plus importante des couples se traduit par un niveau de stress significatif : « 19% des répondants masculins vivent un niveau de stress élevé, contre 30% chez les femmes ».

« Chez les couples à deux revenus comptant au moins un enfant de moins de six ans, le niveau de stress extrême grimpe à 24% chez les hommes et 38% chez les femmes ».

Le stress au travail des Québécois impacte leur santé

27 avril 2009

logo_infopresse
Un article paru sur le site canadien « Infopresse », le 24 avril 2009, aborde un sondage réalisé par le B.E.C. (Bénévolat d’Entraide aux Communicateurs) qui montrerait que, chez les Québécois, le stress vécu au travail a un impact sur la santé des salariés dans 88% des cas (31% décrivent un impact significatif et 57% un impact). Parallèlement, 74% des personnes interrogées  déclarent que le stress vécu au travail à un impact sur leur choix de carrière. (31% parlent d’un impact significatif et 43% d’un impact).

Stress et performance sur « Focus RH »

23 avril 2009

Une interview de Philippe Rodet par Christel Lambolez est en ligne sur le site « Focus RH », le site d’information consacré aux Ressources Humaines.

Stress des agriculteurs : une association leur vient en aide

22 avril 2009

Un article paru dans « La Manche libre » le 20 avril 2009 aborde le stress des agriculteurs à travers une interview du Président de « SOS agriculteurs 50 », une association qui vient en aide aux nombreux agriculteurs soumis à un niveau de stress trop important en raison de difficultés économiques ayant des répercussions sur leur activité professionnelle, leur famille et leur santé.

Le mode d’action de cette association est intéressant car elle analyse la situation de l’agriculteur sans le juger et lui apporte à la fois des solutions à ses problèmes et un accompagnement moral.

Le problème vient du fait que les agriculteurs en difficulté sont de plus en plus jeunes et avec un niveau de difficulté de plus en plus important.

La crise est là, vive l’engagement !

21 avril 2009

logo_personnel

Dans la revue « Personnel » de mars – avril 2009, on retrouve un article intitulé « La crise est là, vive l’engagement ! – De la Grèce antique à la débâcle des marchés financiers« .

Cet article présente l’approche de Jacqueline de Romilly, de l’Académie française, et de Philippe Rodet sur la force de l’engagement comme levier de sortie de crise.

La revue « Personnel » est le mensuel de l’ANDRH : Association Nationale des Directeurs des Ressources Humaines.

Lire l’article de la revue Personnel >>

Stress : attention au mardi à 11 h 45 !

21 avril 2009

Selon un article paru sur le site « le Journal du Net » le 20 avril 2009, une enquête réalisée auprès de 3000 travailleurs britanniques conclurait que le moment le plus stressant de la semaine serait le mardi à 11 h 45.

Management, motivation et… santé!

19 avril 2009

L’influence de la part de l’Homme dans la réussite des projets est admise depuis longtemps. On a considéré le management comme une source de performance importante et nombre d’acteurs ont cherché à comprendre et à utiliser les leviers de la mobilisation des êtres humains pour trouver l’ardeur qui en découle.

Dans le monde de l’entreprise, on pense facilement à Henry Ford, qui déclarait « Les deux choses les plus importantes n’apparaissent pas au bilan de l’entreprise : sa réputation et ses hommes ».

A l’échelle de la société, la célèbre phrase de John Fitzgerald Kennedy dans son discours d’investiture du 20 janvier 1961 est, elle aussi, très évocatrice : « Ne demande pas ce que ton pays peut faire pour toi, demande ce que tu peux faire pour ton pays ».

S’il est admis que la motivation, voire l’engagement qui en découle, sont sources de performance, on imagine généralement que cela est lié à un état d’esprit des personnes favorable à la culture de l’excellence. C’est juste mais le management présente également, grâce à la motivation qu’il induit, d’autres avantages notamment en termes de santé.

La motivation débouche sur une sensation de plaisir, le plaisir que l’on éprouve quand on prend conscience que l’on est un des acteurs d’une réussite collective qui nous dépasse. L’un des neuromédiateurs impliqués dans la motivation est la dopamine, l’hormone du plaisir. Si, chez un animal, on bloque les récepteurs à dopamine par des médicaments, l’animal se laisse mourir car il n’a même plus la motivation nécessaire pour se nourrir. La dopamine est donc bien en cause. A l’inverse, si, chez l’Homme, on stimule la libération de dopamine grâce à la motivation, on associe ainsi la notion de plaisir à la source de la motivation.

Or, le plaisir, nous protège notamment des effets toxiques du stress ; une récente étude vient de montrer que le plaisir diminue la sécrétion de cortisol et d’adrénaline, deux des hormones du stress, et augmente la libération d’hormones de croissance, protectrices de l’immunité, et d’endorphines, sources de bien-être. (1)

Concrètement, la motivation provoque du plaisir et le plaisir nous protège !

C’est parce que le plaisir protège que l’Université de Liège en Belgique, conseille à ses étudiants de recourir à des petits plaisirs pour mieux résister au stress. « Ces menus plaisirs sont à déguster sans modération ; ils stimulent notre production d’endorphines et contribuent à nous assurer un bien-être indispensable ».

C’est le même principe qui fait dire à Ethel Roskies, docteur en psychologie à l’Université de Montréal : « Un plaisir par jour chasse le stress » !

On a parfois des difficultés à voir comment motiver des salariés qui exercent des fonctions peu valorisantes. L’approche des Canadiens sur ce point est intéressante car elle offre une alternative en cas de difficultés managériales. Ils considèrent que la motivation peut venir d’un investissement dans une cause d’intérêt général et encouragent ce type d’engagements à travers les fondations de leurs grandes entreprises. Ils ont le mérite d’être en harmonie avec la pensée de Hans Selye, le premier chercheur à décrire le phénomène de stress chez l’Homme. Hans Selye proposait en effet, pour diminuer la toxicité du stress, « l’altruisme égoïste ».

Cette même approche permet de bien comprendre le rôle d’une action de santé publique menée au Canada intitulée « La valise du bonheur ». L’un des outils de cette valise est de : « s’engager dans une cause d’intérêt général ».

On constate donc que le management, par la motivation qu’il génère, accroit le zèle et donc la performance. Et cette performance directe est encore amplifiée de manière indirecte par l’amélioration de l’état de santé.

1 : Lee S, Berk LS, et al. Cortisol and Catecholamine stress hormone decrease is associated with the behavior of perceptual anticipation of mirthful laughter. Résultats présentés lors du 121st Annual Meeting of the American Physiological Society (APS).

Face au stress de la crise, augmentons la motivation…

18 avril 2009

Un article paru sur le site belge « PME KMO » est consacré à une enquête réalisée en mars 2009, auprès de 2.800 employés en Belgique, aux Pays-Bas, en France, en Allemagne, en Grande-Bretagne, en Irlande et en République tchèque. Cette enquête, demandée par OfficeTeam, une division spécialisée de Robert Half International, montre que « plus de 60% des employés actifs dans les sept pays de l’Union européenne interrogés subissent la pression liée à la récession économique ».

Pour 31% des salariés interrogés, « l’impact majeur de la récession économique sur le travail quotidien semble être l’augmentation du stress ».

« Selon l’ensemble des sondés, le meilleur moyen pour lutter contre le stress est un mélange de communication ouverte et franche (67%), de pression contrôlable au travail (35%) et de gratifications supplémentaires pour les prestations exceptionnelles (33%), qui concourent à créer un environnement de travail optimal et une plus grande motivation ».

« Une plus grande motivation… », une piste de traitement proche de celle proposée au Canada dans un article paru sur le site « Les affaires.com », le 31 janvier 2009 et intitulé « motiver ses troupes en temps de crise ».

Page suivante »

Bottom