Le stress coûte cher !

23 février 2007

La réaction de stress est salutaire pour l’individu ; sinon, nous n’existerions simplement pas !

Il n’en demeure pas moins qu’un stress trop important ou la répétition de multiples agressions, entraîne des réactions inadaptées et inappropriées.

Le corps commence alors à se fatiguer et vieillir prématurément.

C’est ici que le stress coûte cher !

Il coûte cher à l’individu, aux entreprises, à la société.

Le stress coûte cher à l’individu :

Nous savons maintenant que le stress est un facteur de la maladie.

En fonction du terrain génétique, de l’environnement, de son hygiène de vie, l’individu verra se développer certaines pathologies, troubles comportementaux, influence négative sur sa vie psychologique.

Le stress coûte cher aux entreprises :

Depuis les années 90, de multiples études ont cherché à quantifier le coût du stress dans le monde du travail.

Cette estimation varie selon le choix des facteurs pris en compte, ainsi que la méthodologie retenue.

Cependant, quelque soient les chiffres et leur disparité, tout le monde s’accorde à dire que le stress coûte cher et même très cher aux entreprises, en terme de journées d’absence, « turn-over », accidents de travail, parfois suicides…voire sabotages !

Selon le Bureau International du Travail, « ce stress auquel sont soumis les travailleurs est l’un des grands défis que devront relever les gouvernements, les employeurs et les syndicats au cours des années à venir.

C’est un problème qui touche tout le monde dans les sociétés industrielles modernes et qui, par ses effets sur la santé et la productivité, a aussi beaucoup d’impact sur l’économie. Les entreprises qui auront le plus de chances de réussir à l’avenir seront celles qui aideront les travailleurs à faire face au stress et qui réaménageront soigneusement le milieu de travail afin qu’il soit mieux adapté aux aptitudes et aux aspirations humaines. »

Le stress coûte cher à la Société :

Une raison pour laquelle les entreprises ne cherchent pas à diminuer le stress professionnel, c’est la croyance tenace que plus on « fait cravacher le salarié », plus il produira !

Toutefois, la concurrence économique impose l’excellence du management qui prend de plus en plus en compte la réalité et l’intérêt de bien gérer les « ressources humaines » !

Il reste toutefois encore beaucoup de chemin à faire …

La seconde raison : l’employeur n’est pas responsable des dégâts qu’il peut occasionner sur la personne humaine.

Pour cette raison, en Europe, l’accord cadre européen sur le stress au travail, signé par les partenaires sociaux le 8 octobre 2004, attire l’attention sur les risques liés au stress et sur les mesures susceptibles d’être mises en œuvre pour prévenir ces risques.

Cependant, il faut reconnaître qu’en France, ce sont les citoyens qui paient la note :

1- Ceux qui ont des problèmes liés au stress… (Dépendances, comportements asociaux, dépressions, mal-être …)

2- Et ceux qui paient la note financière avec leurs impôts !

J’entends parler du « trou de la Sécurité Sociale », mais en dehors des moyens proposés qui sont souvent les mêmes, (payer plus !) j’entends peu de propositions valables et pérennes !!!

Je suppose que le « citoyen ordinaire » doté de bon sens, ferme le robinet (prévenir le stress), plutôt que passer la serpillière (payer, payer…) ou éponger le lavabo (s’attaquer au problème d’alcool, de drogue, des dépressions, maladies cardio-vasculaires, …)

Pourtant l’action efficace est celle qui s’attache à la cause comme le faisait remarquer justement Claude Desbordes dans un billet précédent.

De quoi ont besoin nos représentants politiques ?

Courage ? Information ? Volonté ?

Allons-nous encore payer longtemps pour ce mal-être ?

Si le coût du stress supporté par la société est de 50 milliards (comme annoncé par Bernard Salengro de la CFE-CGC, sur la base des estimations du BIT), alors que rapporterait une politique de prévention du stress ?

Imaginons 80 % d’échec, il reste 20 % de réussite, soit la modique somme de 10 Milliards d’euros !! Par an !!

Et si la question du « trou de la sécu » se réglait comme ça ?

Le meilleur pour la fin :

Au-delà des économies financières, cela implique que les personnes ayant bénéficié de cette prévention, ont augmenté leur bien-être …

Et cela n’a pas de prix.

A mon avis, il est temps d’agir ….

Jean Krakowiecki, Président de l’Institut de Recherche sur le Stress

Animateur du site http://www.gestiondustress.net/

Stress et rides

18 février 2007

Dans « L’Express dimanche » du 18 février, le docteur Mukhesh Sooknundun aborde une conséquence peu classique du stress : les rides.

Il explique que « les rides apparaissent lorsque vos muscles se contractent. Par exemple, dans certaines situations, vous êtes stressés et ces muscles se crispent, au point de ne pas se relâcher immédiatement, voire pas du tout avec le temps. De ces contractions, résultent les rides ».

Très beau témoignage de Rémi Toisier

17 février 2007

Lors d’une plénière du C.J.D. où Laurence Fischer et moi-même avions la chance d’être présents, une intervention d’un dirigeant, Rémi Toisier, m’était apparue très intéressante. Je lui ai demandé de nous retranscrire son propos et il a eu la gentillesse d’accepter. Merci Rémi.

« J’ai eu la chance de pouvoir suivre des stages nombreux et de qualité au sein des trois grands groupes dans lesquels j’ai assumé mes fonctions durant 25 ans. Parmi ces stages, plusieurs étaient des séances d’introspection permettant de se découvrir et de comprendre comment les autres nous voient et comment finalement nous sommes.

Par exemple pour ce qui me concerne, il est apparu que je suis un cadre dirigeant dont le pire ennemi est la solitude dans l’action. Travailler seul peut m’emmener vers l’échec parce que ma personnalité s’accommode d’une capacité à gérer des hommes et des situations au travers de l’équipe, en les faisant réagir et en organisant les choses autour de l’objectif à atteindre.

Par conséquent mon plus grand stress a été d’accepter de créer ma structure seul, pour obtenir la mission qui allait faire vivre cette structure. Or la structure prévoyait également un travail de fond sur deux années au moins, en étant seul.

Et pourtant dans ma carrière, j’ai connu le stress de négociations difficiles et tendues avec ou sans collaborateur face à des acteurs de Grande Distribution où vous aviez en face de vous 15 acheteurs qui vous faisaient patienter 1 à 2 heures avant de vous recevoir avec toute la pression adéquate puisque après cette attente, ils vous donnaient 15′ pour vous déterminer sur le montage d’une opération qui engendrait plusieurs millions de Francs, en sachant qu’avant et après vous, vos concurrents passaient !

Hé bien, malgré cela, c’est bien le stress de monter ma structure en étant seul qui m’a le plus conduit vers des méandres de doutes et de remises en question profondes. Mais j’ai accepté le challenge car je savais que la solitude allait me détruire si je ne la combattais pas.

Et pour ce faire, j’ai agi sur ma capacité à décupler mes efforts par une suractivité que je possède toujours, et l’engagement que j’y ai mis dans toutes mes actions.

Engagement pour convaincre, pour démontrer, pour asseoir la crédibilité de l’action par la personne. Deux ans d’engagement intense et éprouvant où le doute succède à la jouissance de réussir quelque chose de grand auprès d’acteurs multiples. Mais je ne sais dire à quel moment j’ai côtoyé plus l’euphorie que la dépression, la limite n’en a était parfois qu’un fil.

De même, le stress ne réside t’il pas dans le fait que je devais assumer un choix dans lequel j’avais entraîné toute ma famille en les sortant d’un grand confort matériel en souhaitant quitter un groupe qui ne m’apportait plus, d’après moi, ce que j’attendais de ma fonction dans son exercice quotidien ? Autrement dit, avais-je le choix ?

D’où cette obligation de réussite à tout prix et par conséquent le stress ultime qui va de paire. »

Que du plaisir!

17 février 2007

Le 13 février, Laurence Fischer et Philippe Rodet sont allés à Orléans participer à une plénière du Centre des Jeunes Dirigeants.

Cela s’est passé dans une atmosphère fort agréable où les témoignages d’une championne du monde au grand cœur alternaient avec ceux de dirigeants d’entreprises d’exception. De ces échanges de ces différentes expériences ont pu naître quelques pistes concrètes destinées à améliorer la qualité de vie au sein de l’entreprise tout en optimisant sa performance. On a bien sûr parlé de motivation et de plaisir à…travailler !

Laurence Fischer (Championne du Monde de Karaté)

Stress post traumatique au Québec

16 février 2007

A l’occasion de la « Conférence sur les impacts du stress post-traumatique« , le 16 février, à Montréal, il a été reconnu, qu’au Québec, le coût des traitements associés simplement au stress post traumatique se situe aux environs de 17 millions de $.

Un relais au Togo

15 février 2007

Sensibles aux questions du stress dans la société, un étudiant du Togo, Bernard Atsu SENAME, créé un relais dans son pays qu’il anime avec un journaliste de « Afrique Défi », AGgbeko NUMADENUI et un étudiant en FASEG, Antoine Nyedji KUFE. Ils vont participer à nos réflexions et favoriseront la diffusion de celles-ci dans leur pays.

Bernard Atsu SENAME

Merci Claude Desbordes

15 février 2007

Extrait du livre MasterManager de Claude DESBORDES (L’Express Editions)

Le stress et la performance

L’adaptation au changement d’un organisme vivant a une conséquence visible qui a été nommée stress – ou syndrome général d’adaptation – par le Dr Hans Selye, médecin Canadien d’origine Autrichienne.

L’Homme moderne a hérité un système biologique de type animal construit pour l’Homme primitif qui devait réagir – lutter ou fuir – pour assurer sa survie. Alors que nous n’en n’avons plus vraiment besoin, nous disposons encore de ce même système de défense aujourd’hui surdimensionné. Nous continuons à bénéficier d’un puissant mécanisme de production d’hormones plutôt destinées à la chasse d’animaux sauvages qu’à la conduite d’une réunion d’équipe. Cette situation nous oblige à utiliser des moyens comme le sport pour consommer notre surplus énergétique. A défaut, le trop-plein est éliminé sous diverses formes dont l’agressivité envers les autres, par exemple.

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Coaching et motivation: un parcours « stressant »

14 février 2007

Tout d’abord un point personnel en guise d’amusement : j’ai la chance d’être franco-canadienne. Aussi, dès que ma fibre aux couleurs de l’érable peut vibrer, je suis… motivée et donc… moins stressée. Pourquoi alors, en parlant du stress et de la motivation, mon âme canadienne reprend-elle le dessus ? Tout simplement parce que l’histoire suggère de se tourner vers le Dr Hans Selye (même s’il est d’origine autrichienne). Ayant eu le bonheur, dans une autre vie, de travailler pour l’Office National du Film du Canada, je soulignerai également un formidable documentaire sur cet homme : « Pour l’amour du stress », réalisé par Jacques Godbout en 1990.

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Stress et dépression

13 février 2007

Dans « Les Echos » du 13 février, on peut lire un article intéressant sur les dépressions intitulé : « La dépression, nouveau « mal du siècle ».

Il y est précisé que « la dépression touche plus de 3 millions de personnes aujourd’hui en France dont environ 300.000 atteintes de forme chronique ».

L’influence du stress dans la genèse de certaines dépressions est également abordée.

« Sous la pression du stress, les neuropsychiatres estiment qu’environ une personne sur cinq connaîtra au moins un épisode dépressif dans sa vie. Bref, la déprime serait sur le point de devenir un nouveau « mal du siècle ». Conséquence, le marché des antidépresseurs a été multiplié par six au cours des dix dernières années ».

Café Babel

13 février 2007

Café Babel

A l’occasion de la parution du livre  » Le stress : nouvelles voies « , le magazine européen « Café Babel » édite un article sur les répercutions du stress sur l’économie, sous forme d’une interview de Philippe Rodet.
Si vous souhaitez lire cet article cliquez ce lien

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