Stress et responsabilité sociale de l’entreprise
30 juillet 2006
Lorsque l’on parle de la « responsabilité sociale » de l’entreprise, on a coutume de penser à la liberté d’expression des employés, à la possibilité pour ceux-ci d’adhérer à un syndicat, à leurs conditions de travail, à leur possibilité de suivre des formations nécessaires à leur progression. Il est plus rare que l’on parle de la nécessité de mettre en place un management de qualité. Et cependant, si chacun regardait la réalité en face, c’est certainement sur ce point qu’il faudrait faire porter l’effort.
Un management de qualité conduit à développer la motivation de l’employé. Christian Lemoine, le Président fondateur du CRRECI (Centre de Recherche et d’Etude sur la Communication Industrielle) n’avait-il pas coutume de dire « la motivation, c’est un produit qui se fabrique » ?
Le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est un état qui se cultive !
Et si la réussite des stratégies de demain passait par l’intégration pleine et entière de la motivation ? Si l’on passait de la logique matérielle d’une fonction remplie par un agent à une logique du vivant où l’excellence serait inhérente à la passion induite par la motivation ? L’entreprise y gagnerait directement d’autant plus que l’expression des qualités de chacun serait optimisée. En plus, l’entreprise pourrait ainsi lutter contre le stress des employés et diminuerait alors les coûts que celui-ci induit : accidents du travail, arrêts de travail liés à des pathologies inhérentes au stress, répercussions sur les charges sociales. Enfin, l’entreprise deviendrait l’outil du bonheur de ses employés. Bonheur au travail, en famille, dans la société !
« Un groupe, en route vers un projet qui le passionne, est invulnérable à l’accident et à la maladie » disait Christian Lemoine. Il avait raison et nous l’avons tous, à de multiples reprises, constatés. Aujourd’hui, on sait pourquoi. Une personne motivée libère des neuromédiateurs en mesure de corriger les effets néfastes du stress chronique.
Il y a quelques années déjà, le CJD (Centre des Jeunes Dirigeants) considérait « l’Homme » comme véritable « capital de l’entreprise ». Il était précurseur, il est acteur. Il ne lui reste plus qu’à organiser la contagion du … bien-être.

Sress et échec scolaire
29 juillet 2006
De nombreux enfants sont dans des logiques d’échec scolaire alors qu’ils sont tout à fait intelligents. Dans ces cas là, le stress est souvent en cause.
Soit il s’agit d’un stress majeur qui, notamment en raison des perturbations hormonales qu’il induit, va fatiguer l’enfant et diminuer ainsi son envie de travailler.
Soit il s’agit d’un stress moindre qui, en s’associant à un trouble de l’apprentissage léger, va conduire à l’échec.
Il est donc essentiel de veiller à ne pas induire des sources de stress inutiles à nos jeunes et surtout à ne pas leur transférer nos propres craintes quant à leur propre réussite.
Stress et échec sportif
28 juillet 2006
On a coutume de reconnaître que le stress chronique suffit à empêcher la réussite sportive. Cette simple remarque ne justifierait à elle seule l’existence de ce blog tant elle est admise.
Ce qui est par contre intéressant, c’est de savoir pourquoi.
Le sujet stressé subit un déséquilibre au niveau de deux hormones à savoir une augmentation du cortisol et une baisse des hormones sexuelles.
Le sportif de haut niveau subit le même déséquilibre, c’est d’ailleurs pour éviter ce phénomène que certains, de manière illicite, recouraient à des injections d’hormones sexuelles.
Si un sportif de haut niveau subit un stress, les déséquilibres hormonaux s’additionnent, les hormones sexuelles s’effondrent, et la victoire devient … impossible.

Les mécanismes du stress
27 juillet 2006
Les stress, quel que soit son origine, physique, chimique, ou psycho émotionnelle, va entraîner une stimulation de l’hypothalamus qui produira l’activation du système hypothalamo-sympatico-adrénergique et du système hypothalamo-hypophyso-surrénalien. Cette présentation sommaire est volontairement simplifiée afin d’en faciliter la compréhension.
Le système hypothalamo-sympatico-adrénergique : La stimulation de l’hypothalamus entraîne une stimulation du système sympathique, lequel libère des catécholamines à savoir de la noradrénaline et par le biais des glandes surrénales de l’adrénaline. Ces catécholamines passent dans le sang et stimulent des récepteurs alpha et bêta produisant une augmentation du débit cardiaque, une dilatation des bronches, un rétrécissement des vaisseaux, etc.

Le système hypothalamo-hypophyso-surrénalien :
La stimulation de l’hypothalamus entraîne une stimulation de l’hypophyse lequel va stimuler une autre partie des glandes surrénales entraînant la libération par celles-ci de cortisol et d’aldostérone. Le cortisol – notre cortisone naturelle – a des effets anti-inflammatoires puissants mais aussi des effets sur notre taux de sucre, sur des ions (sodium et potassium), etc. L’aldostérone a elle aussi, entre autres, une action sur des ions (sodium et potassium). L’action de ces catécholamines et de ces hormones explique la toxicité du stress lorsque celui-ci est permane.

44% des Français apparaissent stressés
26 juillet 2006
Selon un sondage réalisé par « TNS Sofres » et publié dans « Le Figaro Magazine » du 15 avril 2006 , « 44% des Français apparaissent stressés ».
La C.G.C. estime le coût du stress professionnel en France
16 juillet 2006
Dans, « La Lettre confédérale » du 18 octobre 2006, la CFE-CGC consacre un article au stress professionnel intitulé : « Le stress professionnel – Mal du siècle »
Leurs chiffres recoupent ceux que l’on diffuse au sujet d’autres pays mais ont le mérite de concerner la France.
« Le stress professionnel coûte, en moyenne, 3 % du Produit intérieur brut (PIB), soit, pour la France, 51 milliards d’euros. »

Prescription de psychotropes en hausse
3 juillet 2006
Selon le Rapport de l’Office parlementaire d’évaluation des politiques de santé, le coût de la prescription de psychotropes en France est passé de 317 millions d’Euros à 1 milliard d’Euros en 2004.
On nous explique cette progression notamment par des prescriptions inappropriées des médecins.
Cependant, dans le même temps, les tentatives de suicide augmentent. Est-ce lié aux abus de prescription des médecins ?
Et la consommation de Cannabis qui ne cesse de se démultiplier, est-elle liée à une prescription abusive du corps médical ?
Et si, pour une fois, on osait voir les choses en face ?

Calcul du coût du stress
2 juillet 2006
Le coût du stress est très difficile à évaluer.
En effet, comment savoir si certaines pathologies sont liées ou non au stress ? Dans certains cas, l’évidence s’impose et dans d’autres, c’est plus difficile.
Comment savoir si un accident a été favorisé par l’état de stress du conducteur ?
Comment savoir si un champion sportif a échoué en raison de son niveau de stress ? Comment savoir si un enfant normalement intelligent échoue sa formation en raison d’un degré de stress trop important ou de l’association d’un trouble de l’apprentissage à un degré de stress moindre ?
Lorsque l’on parle de coût du stress, on ne peut donc que parler d’estimations. D’ailleurs une étude (Ramaciotti et Perriard) réalisée en Suisse en 2001 estime le coût du stress d’origine professionnelle entre 2,9 milliards d’Euros et 9,5 milliards d’Euros. L’écart entre les deux chiffres est évocateur.
Pour tenter d’évaluer le coût du stress, au coût du traitement de certaines pathologies liées au stress est donc ajouté le coût des arrêts de travail inhérents à ces pathologies.
Ce qui est certain, c’est que quand on regarde la dépense de certains médicaments destinés à traiter des pathologies en rapport avec le stress, elle est colossale. Si on prend en compte le nombre de pathologies dont le développement ou l’évolution sont liés au stress, c’est également impressionnant.













